« Jazirat el-Maghreb », la presqu’île du couchant des géographes arabes, présente une personnalité stratégique singulière. Géopolitiquement, le Maghreb, est à la croisée de trois espaces : l’Europe et le théâtre méditerranéen, l’Afrique et plus précisément l’espace sahélien, ceinture de sécurité du sud des pays maghrébins et le Monde arabe avec le Moyen-Orient.
Sur fond d’enlisement du projet de grand Maghreb (UMA), paralysé par des ambitions géopolitiques inconciliables et des conflits non surmontés , nous assistons à une puissante poussée d’acteurs majeurs décidés à peser sur les équilibres stratégiques façonnant le théâtre maghrébin : réinvestissement des USA avec des projets concurrents ayant pour vocation d’éroder le champ d’influence traditionnel des pays européens de l’arc latin, relative percée géopolitique de la Chine avec pour ambition de se positionner en acteur significatif et retour de la Russie : à terme (horizon prospectif de 20 ans), une redéfinition de la carte des influences et des ambitions géopolitiques au Maghreb est à prévoir.
Dans ce cadre, lors de cette chronique, il me semble important de vous présenter trois axes majeurs en mesure de peser sur l’équation maghrébine :
- La politique américaine à l’égard du Maghreb;
- Un angle de vue du conflit sahraoui;
- La course à l’armement au Maghreb.
Lors des prochaines chroniques, je me focaliserai sur les différents espaces en interaction avec le théâtre maghrébin.

Mehdi Taje













1 commentaire sur "Géopolitique du Maghreb"
en réponse a Nacer. Étudiant chercheur
Je ne comprend pas votre acharnement contre le Maroc, je vous invite a regarder cette vidéo qui sert de bases pour comprendre l’affaire du Sahara oriental, et je vous conseilles aussi de laisser tomber les programmes d’histoire et géographie que vous avez appris en Algérie, un chercheur doit analyser les évènements Géopolitique loin du nationalisme,reste a dire que le régime Algérien tends vers le zéro à cause des problèmes sociaux économique en chute libre malgré l’excédent de la balance commerciale qui a atteint 14 milliard de dollar cet année, par contre, le Maroc et la Tunisie se s’en sortent plutôt bien et sans gaz ni pétrole, qui vont sécher à un moment donné.