Célébration en 2010 du quatre centième anniversaire du Père Ricci : le gouvernement chinois s’en accommode.
En ce sens, il poursuit son rapprochement diplomatique avec le Vatican. Vues de Pékin, depuis dix ans, les pratiques religieuses mono ou polythéistes ne constituent plus un tabou. Dans un contexte d’urbanisation intensive, les religions donnent des repères moraux et culturels. Au nom des principes de l’unité nationale, les communautés religieuses demeurent toutefois placées sous haute surveillance. Elles sont l’objet de rivalités ouvertes ou latentes : bouddhistes lamaïques contre musulmans au Tibet, évangélistes protestants à la frontière nord-coréenne ou membres du Falun Gong contre les représentants de l’État. D’autres formes de religion séculière se développent : celles relevant du patriotisme d’État ou du néo-confucianisme culturel.

Emmanuel Lincot










