Célébrations russes du 9 mai ou échec de la repentance

Publié par le 7 mai 2010 dans Analyses TV, Russie - 1 commentaire
Célébrations russes du 9 mai ou échec de la repentance
Xavier Moreau revient sur les célébrations russes du 09 mai.

À propos de l'auteur

Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d'un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d'une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 12 ans, travaillant également sur l'Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

1 commentaire sur "Célébrations russes du 9 mai ou échec de la repentance"

  1. Jean-Philippe 10 juillet 2011 à 4:08 · Répondre

    Bonjour.

    J’arrive un peu tard sur le site mais j’en suis réellement ravi étant apprenti Historien et Géopolitiste de formation.

    Pour ce sujet, je suis entièrement d’accord avec les propos de Mr Moreau sur le fait que la Russie – entendons le peuple russe – ne peut vraiment se repentir des inepties politiques de Staline – géorgien de naissance – qui a quand même remis au goût du jour le nationalisme “Grand Russe” pour rallier une grande partie de la population rurale. Le “Petit Père des Peuples” avait sorti du placard les icônes de Pierre le Grand, Saint Alexandre Nevski, Mikhaïl Koutouzov, Dimitri Donskoï, Bagration etc.

    Je voudrai seulement faire quelques remarques :

    1. Dans la culture russe, la notion de sacrifice est extrêmement importante et cela est à recherché en partie dans la mystique orthodoxe slave.

    2. L’Amour que le Russe ordinaire voue pour son pays se remarque énormément dans la sémantique à la fois impériale et soviétique. Dans de nombreux textes, on ne parle pas seulement de la “Patrie” comme on l’entend en France comme quelque chose de construit depuis l’époque jacobine. En Russie, on parle d’abord de la “Mère Patrie”, la ‘Rodina’. D’où une certaine mystique se rapportant à la terre où l’on naît où l’on grandit et qui nourrit. De 1942 à 1943, les soldats russes combattent justement d’abord pour délivrer leur ‘Rodina’ souillée, humiliée et meurtrie par les “immondes hordes fascistes allemandes”, et non pas pour la ‘liberté et la démocratie’ comme on l’entendait en Occident à la même époque.

    3. Enfin, comme l’a souligné Jean Lopez dans l’un de ses ouvrages consacrés aux batailles germano-soviétiques de 1941-1945, que depuis la Révolution de 1917, le Peuple Russe a constamment été soumis à une logique de violence idéologique et politique (Staline, les purges, le NKVD), d’où donc une certaine habitude dont allait résulter une facilité d’adaptation lors du déclenchement de la ‘Grande Guerre Patriotique’.

    Vaste sujet à débattre.

    Bien cordialement

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