Éléments pour une compréhension de la crise en Côte d’Ivoire

Publié par le 25 décembre 2010 dans Afrique, Analyses TV - 3 commentaires
Éléments pour une compréhension de la crise en Côte d'Ivoire
Bernard Lugan revient sur les élections d’octobre 2010 en Côte d’Ivoire, la crise politique qui en découle, et la partition du pays qui semble se profiler à l’horizon 2011. Enregistrement réalisé le 10 décembre 2010.

À propos de l'auteur

Universitaire africaniste, Bernard Lugan aborde les questions africaines sur la longue durée en partant du réel, à savoir la Terre et les Hommes. Pour lui, il convient de parler des Afriques et non de l’Afrique, et des Africains, donc des peuples et des ethnies, et non de l’Africain, terme aussi vague que réducteur. Après plus de trente années d’expériences de terrain et d’enseignement universitaire en Afrique, il fut notamment professeur durant dix ans à l’université nationale du Rwanda, il mène actuellement des activités multiples : édition d’une revue africaniste diffusée par internet (www.bernard-lugan.com), direction d’un séminaire au CID (Ecole de Guerre), conseil auprès de sociétés impliquées en Afrique. Il est également expert pour l’ONU auprès du TPIR (Tribunal International pour le Rwanda) qui siège à Arusha, en Tanzanie.

3 commentaires sur "Éléments pour une compréhension de la crise en Côte d’Ivoire"

  1. Chaud, chaud, cacao ! 16 janvier 2011 à 2:49 · Répondre

    la communauté internationnale ?
    Monsieur chauprade reconnaît, lui-même, qu’elle n’existe pas.
    L’objectivité de Monsieur Lugan, qui parle des exactions de Monsieur Gbagbo (ouh, le méchant !), est admirable. Rien sur l’historique de Monsieur ouattara, le magnifique ! Une analyse complète et détaillée ! Bravo ! Tant d’intégrité est rare par les temps qui courent.

    • Realpolitik.tv 16 janvier 2011 à 4:31 · Répondre

      Bernard Lugan contrairement à ce que vous laissez entendre ne prend pas partie pour M. Ouattara. Je vous renvoie à son entretien avec Robert Ménard sur I-télévision. Il montre que Gbabo est légitime sur une partie (ethnique) du territoire comme M. Ouattara semble l’être sur une autre partie.

      Il loue également les qualités de stratège de M. Gbagbo. Vous avez raison sur le terme “communauté internationale”, elle n’existe pas et cela me surprend que Bernard Lugan ait utilisé le terme car il ne croit pas non plus à ce faux concept. Merci pour votre commentaire. Aymeric Chauprade

      • Fishivory 1 février 2011 à 5:11 · Répondre

        Dommage qu’un universitaire de la qualité de M. Lugan se fourvoie dans une analyse basée sur de sacrés raccourcis.
        Si son analyse du découpage ethnique de ce pays n’est pas à contester, la situation ivoirienne, et les évènements historiques qui en sont la cause, sont un peu plus complexes. Quant à l’analyse qu’il fait de la “seule solution raisonnable” elle n’est pas plus pertinente, tant par son ignorance des faits qui ont conduit à la situation que par la contradiction qu’il y aurait entre cette partition préconisée par l’auteur et ses propres analyses relatives à l’imbrication ethnique dans les grands centres économiques du pays. Ca ne tiendrait pas la route longtemps et ça mènerait tout droit, à terme, à une véritable conflagration ethnique qui serait bien plus menaçante en termes de probabilité de contagion sur la sous région.
        Il est imprudent de TOUT vouloir expliquer, même quand on est un expert du niveau de M. Lugan.
        Je lui suggère de s’intéresser un tout petit peu aux vrais enjeux du conflit actuel (contrôle des ressources actuelles et à venir, tant agraires – cacao – que minérales – un peu de gaz, pas mal de pétrole … et un coup d’oeil au mont Nimba à la frontière pour un minerai cher à toutes les nations industrielles), aux accords passés avec différents groupes internationaux par tel ou tel candidat, etc etc …. on ne va pas lui donner toutes les pistes, hein, c’est lui le chercheur après tout.
        Tout comme le fut l’affaire rwandaise qui ne visait qu’à la prise de contrôle des ressources de l’ex Zaire(avec exploitation de celles ci en tant de guerre, ce qui est interdit, avec la bénédiction de la “communauté internationale qui ne sert que pour ça”), l’affaire ivoirienne est D’ABORD et SURTOUT une affaire de contrôle de ressources.

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