États-Unis, la chute finale ?

Publié par le 29 juin 2011 dans Éditoriaux - 21 commentaires
États-Unis, la chute finale ?
En décembre 2009, nous écrivions que l’annonce du Président Obama de renforcer les troupes américaines en Afghanistan, afin de remporter une victoire décisive contre les Talibans, puis de se retirer du pays équivalait à l’annonce d’un retrait pur et simple.

Les faits confirment une fois de plus la justesse des analyses de Realpolitik.tv. Aucune victoire décisive n’a bien sur été remportée, en dehors du scenario rocambolesque de l’élimination de Ben Laden, qui à n’en pas douter, amusera beaucoup les historiens du déclin américain dans une vingtaine d’années. Point de victoire décisive donc, mais un retrait bien orchestré pour l’opinion internationale, démontrant une fois de plus que la communication du Pentagone est plus efficace que son infanterie. Cette défaite confirme également que la ruine de l’économie américaine est une meilleure garantie pour la stabilisation mondiale, que le prix Nobel décerné au Président Obama. C’est bien là, la motivation première du retrait. Les Talibans ont gagné sociologiquement cette guerre d’usure, car comme l’a fort bien souligné Emmanuel Todd, le temps joue en leur faveur. Chaque jour de conflit renforce les Talibans, tandis qu’il affaiblit l’armée américaine.

Le grand bénéficiaire de cette guerre aux États-Unis reste le complexe militaro-industriel et les sociétés de services privées du secteur de la défense, que l’effort de guerre a enrichi considérablement. Le grand perdant est le peuple américain. Trompé, manipulé massivement par un discours de propagande peu évolué, il a démontré à l’ensemble du monde civilisé son immaturité politique fondamentale. Depuis 20 ans, en dehors d’une petite partie de la gauche américaine et de la faction minoritaire des conservateurs républicains que l’on retrouve aujourd’hui autour de Ron Paul, le peuple américain a été incapable du moindre éclair de lucidité, que ce soit sur la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak et aujourd’hui l’Iran. Cette faute se paiera au prix fort et se traduira par ces centaines de milliers de vétérans dont il faudra s’occuper et ensuite réintégrer dans une économie exsangue. Incompétence et aveuglement des élites, guerres inutiles et perdues d’avance, pollution industrielle massive (liée a l’exploitation du gaz de schiste), hypertrophie du complexe militaro-industriel, crise économique, appauvrissement et endettement hors de contrôle, perte de légitimité morale, mensonge de masse, les États-Unis de 2011 rappellent de plus en plus l’Union Soviétique de 1991.

Xavier Moreau

À propos de l'auteur

Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d'un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d'une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 12 ans, travaillant également sur l'Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

21 commentaires sur "États-Unis, la chute finale ?"

  1. Falconni 30 juin 2011 à 2:40 · Répondre

    Mettre le risque – minime – de pollution de l’exploitation du gaz de schiste au niveau des autres catastrophes ridiculise votre argumentation, ce qui est dommage.

  2. george 30 juin 2011 à 1:48 · Répondre

    Merci pour la totalité du contenu de cet article.

    L’exploitation du gaz de schiste, selon la technologie mise en oeuvre actuellement est une forme d’Hara-Kiri. et relève donc bien de la nature destructrice du système.Au même titre que les entreprises criminelles en cours dans le monde.

    Ce qui est en train de se produire: effondrement de la puissance américaine m’était perceptible dès 2006.Accélération au cours du 2 eme semestre….

    Ce qui arrive aux USA peut s’appliquer aussi à la France.

    Les dirigeants Français ne s’imaginent pas toutes les conséquences négatives que l’échec de l’opération militaire entreprise en Libye va générer au cours des prochains mois.

    J’ai successivement informé courtoisement Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre d’Etat
    Alain Juppé, Monsieur le Député Debré , du fiasco en cours et à venir.

    Depuis le 23 mars, j’ai donné plusieurs anticipations dont une partie a déjà été vérifiée.

    Pourquoi les Officiels ont -ils une insensibilité aux conséquences désastreuses des choix de l’Exécutif?

    L’exercice de la Politique fait-il perdre le sens moral ?, le sens du réel?

  3. Sclavus 30 juin 2011 à 5:31 · Répondre

    N’en déplaise à Falconni, [–] l’article est une radiographie: concis, précis et factuel.
    Sinon concernant le gaz de schiste je suis certain que même là le temps vous donnera raison.

  4. Falconni 30 juin 2011 à 9:59 · Répondre

    Voici une saine lecture sur l’exploitation du gaz de schiste :
    http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-gaz-de-schistes-quand-la-betise-et-la-lachete-rencontrent-l-etat
    (…) Autrement dit, les réglementations applicables constituent une protection des eaux potables aussi bonne que possible.
    Naturellement, cela ne veut pas dire que le danger est “nul”, mais que les autorités légales en charge de la protection de l’environnement estiment qu’il est “extrêmement faible”, “maitrisable”, et sans risque de propagation incontrôlable de phénomènes indésirables.
    Dans ces conditions, se priver de toute exploitation des gaz de Schistes de par une loi jusqu’au boutiste est totalement exagéré et hors de proportion avec le risque encouru. (…)
    http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-les-gaz-de-schistes-2-une-opportunite-y-compris-pour-l-environnement
    Il est grotesque – et certainement motivé à l’origine par une manipulation des écolos, une de plus – de ne pas vouloir s’affranchir d’une dépendance au pétrole “musulman”, d’une façon moins dangereuse qu’avec le nucléaire.
    Quant à mettre sur le même plan une ruine financière, politique, morale et quelques fuites d’hydrocarbures, surtout dans un pays aussi vaste que les USA, je persiste à dire que c’est ridicule.
    Vous avez pu prendre des risques en tant que para, non ? Vous ne voulez pas d’un continent lâche, féminisé, ayant peur de son passé, Xavier Moreau ? Alors considérez donc le principe de précaution pour ce qu’il est : une dégénérescence ; préférez-lui donc le principe d’attrition :
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-principe-de-precaution-au-77992
    .
    > Pourquoi les officiels ont -ils une insensibilité aux conséquences désastreuses des choix de l’Exécutif ?
    Vous supposez que ces “officiels”, sous prétexte qu’ils sont élus par nous et payés par nos impôts, sont à notre service ; grave erreur !
    Une petite conférence vous éclairera sans doute sur le fait que notre démocratie est devenue une ploutocratie : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-entretien-de-juin-2011-7207.html

    • Yves 30 juin 2011 à 10:38 · Répondre

      Les sources que vous citez manquent cruellement d’objectivité, ce sont des avis polémiques sur la question. Nous parlons de faits.

      • Falconni 1 juillet 2011 à 12:45 · Répondre

        Quelle question ?
        La dette ou le gaz de schiste ?
        Je ne comprends vraiment pas qu’on puisse mettre ces deux problèmes au même niveau !
        Le seul attribut de puissance qu’il va rester aux US va être leur armée, donc ils vont probablement déclencher une guerre mondiale et vous vous préoccupez de quelques fuites ?
        Expliquez-moi donc en quoi ce n’est pas ridicule !

        • Yves 1 juillet 2011 à 3:00 · Répondre

          Vos liens ne sont absolument pas objectifs, à la fois sur la question du gaz de schiste et de la dette. Ce sont des liens partisans, dont le meilleur reste la “petite conférence” d’Alain Soral : autant demander à Laurence Parisot un avis neutre sur les mouvements anti-productivistes par exemple…

          Le problème du gaz de schiste et des risques industriels et environnementaux qui en découlent très probablement sont le signe d’une économie qui déraille ou qui est en passe de l’être, hypothéquant durablement l’avenir pour un résultat plus qu’incertain. La question n’est pas d’être lâche ou féminisé : dans le même ordre d’idées, construire une centrale nucléaire sur une faille ou une zone sismique est très couillu. Cela n’en reste pas moins absurde (on l’a vu, les japonnais ont appliqué votre principe d’attrition à la lettre). Ces questions ne sont pas l’apanage des écologistes uniquement.

          Je vous accorde toutefois que les guerres menées sur d’autres continents ont sauvé des USA de la ruine à bien des égards.

          • Falconni 1 juillet 2011 à 3:01 ·

            Face à tout problème, il y a une réponse émotive, favorisée par les images, encouragée par la ploutocratie qui contrôle les médias, car elle est facile à déclencher puis à canaliser.
            Et il y a la réponse rationnelle, que je persiste à appeler virile ; Fukushima révèle une sous-estimation du risque ; faut-il arrêter le nucléaire comme les Allemands ou vérifier la sécurité des centrales et, éventuellement, arrêter Fessenheim ? La deuxième solution est, à l’évidence la meilleure, dans les conditions actuelles. En effet, les solutions viables que sont le solaire et la géothermie profonde nous sont inaccessibles pour l’instant.
            La dette constitue un autre problème, de plus en plus prégnant http://www.insolent.fr/2011/07/une-dette-hexagonale-de-plus-en-plus-cruciale.html ; la solution passe par un rejet de l’immigration et du socialisme, certes, mais une baisse de l’importation d’hydrocarbures aiderait grandement.
            Or le gaz de schiste constitue une grande avancée pour résoudre tant le nucléaire que la dette !
            Le rejeter d’emblée me semble être suicidaire.
            Maintenant, j’ai beau être ingénieur, je ne connais rien à la fracturation hydraulique – si ce n’est qu’elle est déjà pratiquée sur les champs pétroliers ; je pourrais me tromper quand je dis que la solution du problème posé dans “gasland” est un bac de décantation.
            Mais, même si j’ai tort, mettre les éventuels problèmes posés par l’extraction de gaz de schiste au niveau de ceux posés par la dette et la guerre permanente des US me semble détruire la valeur du reste de l’article.

        • Yves 2 juillet 2011 à 2:08 · Répondre

          Je me permets de vous renvoyer à un article de l’excellent Hervé Juvin, article que vous avez peut-être déjà lu, sur la problématique du gaz de schiste : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/comment-le-gaz-de-schiste-incarne-92934
          Cordialement, Yves

  5. Sclavus 1 juillet 2011 à 3:07 · Répondre

    @Yves
    Liens partisans?
    Ça dépends du point d’observation ; si vous considérez que le discours de BHL &Cie se trouve au juste milieu et qu’il représente une analyse juste et impartiale de la problématique politique mondiale c’est vrai que le lien de l’égalité et réconciliation parait partisan.
    Si malgré le lavage de cerveaux méthodique et minutieux mis en œuvre par les médias de masse en occident, vous avez parvenu quand même à sauvegarder votre santé mentale, et que vous considérez comme moi que ce discours est un discours fasciste et que les nouveaux philosophes ainsi que tous les autres idéologues d’inspiration 68arde sont de simples voyous qui utilisent l’espace médiatique pour commettre leur forfaits, l’analyse offerte par Alain Soral est une analyse objective de la problématique actuelle.
    Et que si la question d’objectivité doit être posée c’est bien en amont qu’il faut le faire.
    L’équilibre de combat d’idées est faussé dès l’instant où l’on accepte un discours basé sur les mensonges du type de celui que produit inlassablement BHL – le considérant de plus comme objectif – et qu’on taxe d’extrémisme ou de « visions partisanes » les gens qui tentent de le réfuter ; ou tout simplement à trouver des motivations cohérentes à cette inlassable production du mensonge.

    • Yves 2 juillet 2011 à 1:48 · Répondre

      C’est un procédé rhétorique que de me renvoyer à Boutul-Henri-Lévy parce que je considère que citer Alain Soral est non objectif. Je ne critique pas le discours d’Alain Soral : je dis simplement que les liens cités manquent d’objectivité, ce sont des partis pris, des polémiques. Je ne prétends pas pour autant trouver plus d’objectivité chez BHL. Nous sommes sur du factuel, qui est donc du ressort de l’économie et de la science : se renvoyer la balle d’un intello-polémiste à un clown ne rime donc à rien, et seules des références “neutres” devraient avoir leur place dans un débat digne de ce nom. Après, je ne dis pas que je n’éprouverais pas un vif plaisir à assister à un match de boxe en ces deux protagonistes…

  6. ben quoi ? 1 juillet 2011 à 7:52 · Répondre

    La dette n’est que l’acceptation collective d’une vue de l’esprit alors que l’exploitation du gaz de schiste, telle qu’elle est pratiquée actuellement aura des conséquences aussi graves et définitives que l’exploitation du nucléaire, à l’échelle de l’être humain.

    [modéré]

  7. Falconni 2 juillet 2011 à 2:08 · Répondre

    > La dette n’est que l’acceptation collective d’une vue de l’esprit
    N’est une façon de voir dont je doute qu’elle soit partagée par les créditeurs !
    C’est surtout la résultante d’une mauvaise politique, voulue intentionnellement par des élus achetés par la ploutocratie et par des électeurs de gôche dont la seule motivation est de vivre aux dépens des autres.
    .
    > l’exploitation du gaz de schiste, telle qu’elle est pratiquée actuellement aura des conséquences aussi graves et définitives que l’exploitation du nucléaire
    N’importe quoi !
    Vous rappelez-vous comme les pollutions dues à des pétroliers (Prestige, Torrey canyon…) se sont évaporées rapidement ? N’oubliez pas que le pétrole et le gaz sont naturels et biologiques.
    .
    Ma référence à Alain Soral concernait la réponse à la question “Pourquoi les officiels ont -ils une insensibilité aux conséquences désastreuses des choix de l’Exécutif” ; dans ce cadre, il me semble pertinent ; quant au fait qu’il soit un polémiste, là non plus ça ne devrait pas déranger dans un blog de géopolitique, où s’expriment des militaires (polemos, la guerre, en grec) ; être polémiste n’est pas l’opposé d’être factuel ; on y est rapidement obligé par l’opposition, en fait.

  8. Falconni 2 juillet 2011 à 3:11 · Répondre

    L’article d’Hervé Juvin me semble très représentatif de l’auteur et d’une bonne partie des Français.
    1°) ignorance totale du processus de l’économie, en partie volontaire, par mépris, en partie induite par le socialisme dans lequel nous baignons en permanence.
    Ce n’est pas le libre-échange, au contraire, c’est le socialisme qui appauvrit les gens ; mes liens d’objectifeco, de l’insolent (Jean-Gilles Malliarakis) ne sont pas neutres ; lisez aussi Hans-Hermann Hoppe http://www.wikiberal.org/wiki/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Guillaumat , écoutez Georges Lane sur http://www.lumiere101.com ;
    Si l’exploitation du gaz peut donner lieu à colonisation, c’est dû à un déficit de démocratie, il faut que les propriétaires du sol soient rémunérés pour ce qu’il y a dans leur sous-sol ; là encore, c’est l’état qui vole les citoyens qui ne sont que des cons-tribuables.
    Et moins les sociétés françaises seront riches, plus nous seront exploités par les étrangers, qui, eux auront d’autant moins à faire de laisser les sites propres que nous sommes en ploutocratie et non en démocratie, avec nos élus à la botte.
    Ce qui se passe c’est que de plus en plus de sociétés “françaises” sont dirigées par des fonds de pension américains, pressurées à court terme, alors que nous n’auront que des retraites par répartition, donc en pyramide de Ponzi ; retrouver l’indépendance passe par une économie performante, donc moins d’impôts ; un état puissant est un état maigre.
    Ne voyez-vous pas que pour ne pas avoir le FMI sur le dos, il ne faut pas faire de dettes, que pour avoir moins de nucléaire il faut du gaz de schiste, que pour que l’exploitation de ce gaz se passe bien il faut un referendum d’initiative populaire et une responsabilisation de tous les intervenants (l’électricité devrait être plus chère en Bretagne puisqu’ils n’ont pas voulu de la centrale de Plogoff).
    .
    2°) “Pas le droit d’éventrer les montagnes pour faire rouler des voitures” Mais qu’il retourne donc au moyen-âge ! Sans compter qu’il doit avoir fait plusieurs tours du monde – et que les autres soient des manants ! Un bon hypocrite à la Nicolas Hulot !
    Il y aura quelques fuites, mais considérer que les Cévennes seront détruites est RIDICULE !
    Cela fait partie de la façon des pseudo-sciences de s’exprimer : faire peur pour ramasser des subventions ; c’est digne d’Al Gore ! http://www.cawa.fr/la-mystification-du-rechauffement-climatique-article00547.html
    Sans vouloir jouer les bouddhistes, la seule chose permanente, c’est l’impermanence ; vouloir conserver intact un paysage est perdu d’avance – et l’exploitation du gaz est très peu visible en surface.
    Voter écolo, c’est être irresponsable, se faire transporter par les voitures des autres – tout en les méprisant, gagner sa vie en argent volé au contribuable quand les habitants qui vivent d’argent gagné sont pour le développement économique ; j’ai bien suivi la polémique autour de Vulcania : cette partition était systématique.

  9. ben quoi ? 2 juillet 2011 à 11:52 · Répondre

    Il y aurait tant de choses à dire. Un peu comme parler du Monde à un petit enfant…

    Pour revenir à cet article, je trouve étrange que, dans ce site, d’une manière générale, votre attachement à la notion de géopolitique vous interdise d’évoquer les idéologies dotées de pouvoir exécutifs (et donc bien entendu, financiers) qui, justement, expliquent les agissements “contre-nature” de certains états. Faut-il y voir des intérêts masqués ? Je ne trouve pas d’autres explications, mais…

    Dans cet article, par exemple, il n’est pas fait mention des profits des banques, ce qui étonnant pour le moins, ni d’autres intérêts que ceux du lobby militaro-industriel.

    • Realpolitik.tv 3 juillet 2011 à 3:56 · Répondre

      Cher Monsieur,

      Merci pour votre intérêt. Cet éditorial visait à dresser le constat de l’échec américain en Afghanistan et d’oser un parallèle entre l’URSS de 1991 et les États-Unis de 2011. Il ne visait donc pas à traiter dans sa globalité de la pollution industrielle aux États-Unis ou de l’influence des lobbies bancaires sur les affaires mondiales.

      Xavier Moreau

  10. ZOK 3 juillet 2011 à 3:44 · Répondre

    Par pitié, ne vous déchirez pas l’esprit et la langue aux sujets du pétrole, énergie, gaz de (shit) et autres faux nez écolos ! Il y a bien mieux a faire…

    L’important, pour autant que l’on aie un minimum de curiosité, de bagage technique, et surtout de capacité de remise en question des acquis, c’est de se renseigner :

    http://www.quanthomme.org

    Et encore, ce n’est là qu’une voix dans le désert, il y en a bien d’autres !

  11. cros 19 août 2011 à 10:31 · Répondre

    D’un point de vue spenglérien,la situation historique actuelle des Etats-Unis est comparable à celle de la République romaine à l’aube du siècle des guerres civiles (133-31 A.C).Seule super-puissance à l’échelle de son aire culturelle, hypertrophie de l’armée,ruine prévisible de la classe moyenne,corruption,effondrement des bonnes moeurs…etc…Rome réussit à surmonter ces faiblesses grace à des hommes d’exception qui surent préserver une partie de l’ideal “vieux romain”.Les Etats-Unis sauront-ils en faire autant ?

  12. theuric 3 octobre 2011 à 2:23 · Répondre

    La géopolitique est une belle affaire, encore faut-il en contempler ses multiples dimensions et facettes.
    Un psychanalyste ancien, élève renégat de Freud, Karl Gustave Yung, faisait, à son époque, la démonstration que les deux types de démocraties en confrontation à l’époque de la guerre froide, les démocraties libérales populaires, étaient les deux faces d’un rêve commun, celui de revenir au temps du paradis perdu, paradis promis, là, pour ces frères ennemis, pour un futur indéterminé.
    Nous pourrions, aussi, observer que, à l’échelle de l’histoire, le moins du siècle et demi qui nous sépare de la guerre de sécession n’est rien ou, pour le dire autrement, la mémoire des peuples est bien plus longue que la mémoire du simple individu..
    En relevant à peine qu’une puissance militaire telle que celle des U.S.A. s’use tant à vouloir vaincre, pire que l’Afghanistan, l’Irak, tout simplement parce que ceux qui instillèrent ce conflit proche-oriental ne prirent même pas la peine de lire Machiavel et firent, en plus, l’inverse de ce que le florentin préconisait, nous en connaissons le résultat, en relevant, donc, à peine cela, cette puissance militaire, bien qu’elle puisse peu quand elle est confrontée à la guerria d’une bonne partie d’un peuple, balaierait sans grande difficulté n’importe quelle armée normalement structurée.
    Ce type de puissance n’a, de véritable ennemie, qu’elle même.
    L’individualisme est, par essence, extrêmement archaïque, individualisme qu’il ne faut pas confondre avec l’individualité.
    Ce rêve infantile de toute puissance que peut-être l’individualisme, cœur de la philosophie néo-libérale, ne peut que déstabiliser l’esprit le mieux fait parce qu’il ne donne, comme seule référence, que la lutte de soi, parfois de son clan, contre le reste de l’humanité.
    Il n’est qu’à lire certains commentaires fustigeant l’état dans son rôle régulateur dans le domaine de l’économie, décrivant un fantasmé socialisme là ou il n’y a que le contrôle de la loi.
    Si le code de la route était régit comme la bourse, ce serait, ma fois, d’une joyeuse hécatombe.
    Que dire, encore, de ce tant d’armes débordant les Amériques et qu’un pays moderne comme celui dont nous causons se devra, un jour ou l’autre, régler, ce qui ne se fera pas sans heurt?
    Quelle forme aura cette crise, je ne sais, mais elle sera!

  13. Wanderk 22 octobre 2011 à 3:49 · Répondre

    Avant de soutenir le gaz de schiste en ne regardant que les intérêts énergétiques à cours terme, peut être serait -il bon de s’informer sur ce que c’est et sur les techniques utilisés pour l’extraire en regardant ce superbe documentaire: Gasland: http://krapooarboricole.wordpress.com/category/documentaires-video-radio/docs-militants/

    L’extraction du gaz de schiste au Etats-unis est une CATASTROPHE ECOLOGIQUE historique qui risque de contaminer toute l’eau potable des USA et des autres pays qui utiliseront cette technique de “Fracking” très dangereuse qui diffuse des centaines de produits chimiques hautement toxiques dans les nappes phréatiques, les sources et les rivières…ce n’est pas juste d’une énergie qu’il s’agit d’extraire dont nous parlons ici, mais c’est de la possibilité d’empoisonner toute notre eau et de ne plus avoir accès à de l’eau potable.

    C’est un CRIME CONTRE L’HUMANITE….!!!

    Regardez vite le film GASLAND…!!! pour ceux qui on un peu d’honnêteté intellectuel, de curiosité et souhaite connaître la vérité

    Ca ouvrira les yeux de certaines personnes un peu trop prompte à condamner les vrais écologistes.

    Au fait on a qu’une seule planète, et nos ressources sont finies donc il serait souhaitable de garder un peu d’eau potable pour les décennies à venir…à bon entendeurs salut!

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