La Serbie à la croisée des chemins (2/2), par Alexis Troude

Publié par le 9 juillet 2011 dans Analyses TV, Balkans - 3 commentaires
La Serbie à la croisée des chemins, par Alexis Troude
Alexis Troude, spécialiste des Balkans, a traité le vendredi 18 mars du sujet suivant : “La Serbie à la croisée des chemins”. Alexis Troude évoque d’abord le repositionnement diplomatique du gouvernement serbe par rapport à ses voisins balkaniques.

Voir la première partie : realpolitik.tv/2011/05/la-serbie-a-la-croisee-des-chemins-12-par-alexis-troude/

À propos de l'auteur

Chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles, Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo économie, histoire des Balkans, territoires européens.

3 commentaires sur "La Serbie à la croisée des chemins (2/2), par Alexis Troude"

  1. david 9 juillet 2011 à 7:23 · Répondre

    Merci pour cette vidéo. Très intéressante. Dommage que vous ne fassiez qu’évoquer, en introduction et en conclusion, la place de Washington. J’aurais personnellement aimé que vous en disiez un peu plus à ce sujet : comment leur volonté se manifeste ? comment cela se concrétise ?

    A moins que le comportement de l’UE soit celui qu’exigent les Etats-Unis ?

    • Realpolitik.tv 17 juillet 2011 à 9:07 · Répondre

      Les Etats-Unis on effectivement joué un rôle très important dans les affaires balkaniques depuis 1989 . On sait maintenant que la CIA avait en 1990 un plan de découpage de l’espace de la Yougoslavie, afin d’affaiblir l’Europe.

      Cela s’est réalisé au-delà de leurs espérances, mais on a l’impression que les Etats-Unis sont dépassés par un mouvement qu’ils impulsent :

      – en Bosnie-Herzégovine, ils soutiennent à partir de 1993 l’armée bosniaque d’Ilija Izetbegovic ; or cela aboutira à l’indépendance de la Bosnie, mais aussi à son découpage en deux entités aujourd’hui irréconciliables.

      – en Serbie, ils soutiennent à partir de l’été 1998 le mouvement indépendantiste de l’UCK et en 1999 ils sont le fer de lance des bombardements sur la Serbie. Or les Albanais du Kosovo depuis 1999 expulsent massivement les non-Albanais et leur leader Hashilm Thaci s’est en quelque sorte appuyé sur cette aide américaine pour voler de ses propres ailes.

      En fait, l’intérêt est ici stratégique. Dans le cadre d’un redéploiement de leurs troupes vers les théâtres de conflits de l’Eurasie, les Balkans deviennent intéressants car ils se morcellent depuis quinze ans en de multiples petites nations affaiblies. Les Etats-Unis s’engouffrent dans cet espace pour :

      – fournir de l’armement et instruire les armées en formation
      – s’implanter à travers des projets de tubes énergétiques (Nabucco, AMBO)
      – implanter des bases un peu partout (4 en Roumanie, deux en Bulgarie, Bondsteel au Kosovo avec 7000 hommes)

      Malgré cela, la Russie depuis Poutine arrive par une forte politique énergétique à s’implanter en Serbie, Bulgarie et Monténégro notamment.

      Alexis Troude

  2. ii 8 septembre 2011 à 6:22 · Répondre

    Ce qui est étonnant dans les rapports avec la Turquie, c’est que celle-ci a reconnu le Kosovo, et a toujours soutenu sans exception toutes les sécessions dont fut victime la Serbie ; si les accords se comprennent dans le domaine économique pour trouver des débouchés à l’industrie serbe, ne serait-il pas plus étonnant que cela débouche sur une ligne politique commune qui paraîtrait contradictoire avec les objectifs de la politique néo ottomane turque.

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