La visibilité sociale accrue de l’Islam en France, avec la multiplication des lieux de culte musulmans, l’accroissement du nombre des femmes voilées, l’apparition du voile intégral, la prolifération des restaurants servant exclusivement de la nourriture halal, etc., suscite un évident et bien compréhensible malaise chez nombre de Français non musulmans qui voient leur paysage familier transformé par cette nouvelle donne. Ce malaise est manifeste aussi chez certains Français d’origine musulmane qui ne souhaitent pas que la France reproduise un modèle d’outre-Méditerranée que leurs parents ou eux-mêmes ont laissé sans regret derrière eux.
La visibilité sociale accrue de l’Islam a conduit beaucoup à évoquer une « islamisation » de la France. Mais deux questions se posent ici.
Peut-on parler d’une véritable islamisation, en ce que cette visibilité de l’Islam traduirait son influence grandissante, religieuse, voire politique, en France ? Deuxième question : les musulmans eux-mêmes sont-ils à l’origine de ce phénomène d’islamisation ?
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Du fait de la poursuite de l’immigration qui s’est transformée, comme l’a observé Hervé Juvin, en « immigration de peuplement », le nombre de musulmans tend bien évidemment à s’accroître chaque année en France.
Pour autant, il convient de distinguer ces deux réalités que sont l’immigration et l’islamisation.1
En effet, tous les immigrés ne sont pas musulmans, loin s’en faut. Une partie non négligeable d’entre eux provient de l’Extrême-Orient ou de l’Afrique sub-saharienne, chrétienne et animiste. D’autre part, l’immigration musulmane elle-même ne relève bien évidemment pas d’un projet pan-islamiste de conquête de l’Europe, mais bien plutôt de la volonté séculaire du patronat français de disposer sur place d’une main d’œuvre bon marché, et de la volonté des immigrés de trouver en France, pour eux-mêmes et leur famille, des conditions de vie meilleures que dans leur pays d’origine.
En outre, les citoyens ou les résidents français d’origine musulmane sont loin d’être tous pratiquants, voire croyants, et, dans l’immense majorité des cas, leur pratique religieuse, alignée sur les traditions familiales, se limite à consommer de la viande halal (ou, à tout le moins, à ne pas manger de porc) et à observer, plus ou moins rigoureusement, le jeûne du ramadan . Selon un sondage CSA réalisé pour l’hebdomadaire catholique La Vie du 17 avril au 30 août 2006, 88% des musulmans de France affirmaient faire le ramadan2, 43% faire les cinq prières quotidiennes, 20% lire le Coran au moins une fois par semaine, 17% aller à la mosquée au moins une fois par semaine, et 4% être déjà allés à La Mecque. Il convient de préciser que ce sondage a été réalisé auprès de personnes se déclarant de confession musulmane, ce qui exclut les personnes d’origine musulmane qui s’affirment incroyantes ou qui adhèrent à un credo religieux non musulman, dont la proportion reste à déterminer !
Plutôt que d’une islamisation « en profondeur », sans doute convient-il de parler ici d’une islamisation apparente. Cette dernière n’est toutefois pas innocente et sans portée comme l’a montré l’exemple de la Bosnie-Herzégovine, dont le paysage rural et urbain s’était ré-islamisé à partir des années de la fin des années 1960 avec la construction massive de mosquées et de lieux de culte musulmans financée par les pays arabes avec l’assentiment des dirigeants communistes locaux3.
Le renouveau symbolique de l’Islam en Bosnie-Herzégovine servait la politique étrangère de la Yougoslavie titiste, qui avait pris la tête du mouvement des non-alignés et se montrait soucieuse de se ménager l’appui diplomatique des Etats musulmans.
Mais, alors même que les nouvelles mosquées étaient fort peu fréquentées, au grand dam des autorités islamiques locales, cette ré-islamisation du paysage bosniaque favorisa une polarisation identitaire de la société qui s’avéra plus tard lourde de conséquences.
Au bout du compte, peut-on parler d’une influence religieuse grandissante de l’Islam en France ? Cela reste à prouver : la multiplication des mosquées est, en effet, moins le signe du dynamisme de l’Islam en France que celui de son atomisation, les pratiquants se répartissant en associations cultuelles distinctes, qu’il n’est pas abusif de qualifier pour certaines de « sectes », s’opposant vivement sur l’interprétation du corpus islamique.
En revanche, le poids politique de l’Islam se fait sentir en France, quoi qu’indirectement, avec le Conseil français du culte musulman, volontiers consulté par le pouvoir politique, au même titre toutefois que les représentants des autres confessions de France, chrétiennes et juive.
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Cette visibilité sociale, ce poids accrus de l’Islam en France sont-ils imputables aux musulmans eux-mêmes ? Ne sont-ils pas plutôt le fait de l’État français, des collectivités publiques et des grandes entreprises, qui manifestent ainsi un parti-pris idéologique en faveur du multiculturalisme (ou de « la diversité », pour reprendre le jargon en vigueur) – un parti-pris favorable qui ne s’étend toutefois pas aux cultures et aux langues régionales – et la volonté de contrôler, ou d’encadrer, les nouvelles populations implantées en France?
Notons d’abord que le Conseil français du culte musulman créé en 2003 à l’instigation des autorités françaises, en particulier de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur chargé des cultes, n’apparaît guère représentatif de la population musulmane de France. Ses membres sont d’ailleurs élus par un collège électoral restreint composé de délégués des associations cultuelles largement soumises à l’influence des Etats étrangers (Algérie, Maroc et Turquie surtout) et des groupes proches des Frères musulmans.
En outre, si l’État et les collectivités publiques ne peuvent financer le culte musulman, il apparaît que les communes, depuis plusieurs années, interviennent largement dans la création de lieux de cultes, à travers notamment les subventions accordées aux associations culturelles musulmanes (ces dernières servant de support aux associations cultuelles) ou la mise à disposition de locaux, ou de terrains concédés parfois sous la forme de baux emphytéotiques. Il est certes tout à fait normal que des lieux de culte musulmans puissent voir le jour, mais on constate que les largesses publiques bénéficient bien souvent à de petites minorités activistes au sein de la population musulmane.
Précisons ici que, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les musulmans qui éprouvent le plus de difficultés à ouvrir des lieux de culte en France, mais certaines églises chrétiennes, en particulier les églises évangéliques, celles-ci se heurtant à l’hostilité affichée des municipalités communistes de la banlieue parisienne. La journaliste Stéphanie Le Bars soulignait dans Le Monde que « de nombreux responsables d’églises évangéliques, dont la vitalité ne se dément pas, notamment en région parisienne, rencontrent des difficultés pour offrir à leurs fidèles des « lieux de culte dignes ». A la recherche d’entrepôts ou de cinémas désaffectés, ils passent d’une localité à l’autre, parfois pendant plusieurs années, avant de trouver un point de chute. « Lorsqu’elles visent un local, les communautés évangéliques se heurtent souvent au droit de préemption des mairies ou à leur refus de changer la destination des locaux » ». « Comparativement, les musulmans jouissent désormais d’une relative facilité pour ouvrir une salle de prière ou une mosquée. Si des besoins demeurent en termes de surface, notamment, « l’islam des caves » est en passe de disparaître. « Un lieu de culte ouvre en moyenne par semaine », indique M. Leschi [alors chef du bureau des cultes au ministère de l'Intérieur]. Plus de 2000 lieux de culte musulman fonctionnent aujourd’hui. Et les responsables musulmans le reconnaissent eux-mêmes, il est devenu électoralement payant pour un élu d’assister à la pose de la première pierre d’une mosquée ».4
Quant aux grandes entreprises, en accordant des salles de prière sur le lieu de travail, des aménagements des horaires de travail en fonction des fêtes religieuses et des repas halal à leurs employés, sans même que des exigences dans ce sens aient été formulées par leurs employés musulmans ou par une majorité de ceux-ci, elles entendent clairement développer une stratégie « identitaire » de gestion des ressources humaines dans le droit fil du multiculturalisme ambiant.
C’est là qu’il apparaît clairement que l’islamisation de la France, voire de l’Europe, s’accorde parfaitement avec leur américanisation, avec la transposition locale du modèle américain.
Il n’y a à cela rien d’étonnant quand on sait que, loin d’être nécessairement hostile aux États-Unis, l’Islam, dans certaines de ses expressions dont la Turquie de l’A.K.P., la fraction moderniste des Frères musulmans et les Etats du Golfe offrent l’exemple le plus éclairant5, peut se révéler parfaitement américano-compatible, géopolitiquement et économiquement parlant, et même sur le plan civilisationnel, ainsi qu’en témoignent la reconnaissance et l’approbation par ces courants islamistes de l’hégémonie états-unienne, leur adhésion au néo-libéralisme mondialisé décrit comme profitable aux élites musulmanes, et leur promotion du consumérisme de masse à peine amendé par quelques interdits alimentaires et prescriptions vestimentaires.
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L’ampleur de la responsabilité des décideurs politiques et économiques français dans ce phénomène d’« islamisation » se donne également à voir dans des cas particuliers, apparemment anodins, tirés du quotidien. On évoquera ici, pour illustrer notre propos
- celui des Quick halal, et
- celui de l’abattage rituel des animaux de boucherie.
La chaîne de restauration Quick a décidé, au début de l’année 2010, de bannir toute viande de porc dans huit de ses établissements et de ne servir à la clientèle de ces établissements que de la viande de bœuf halal. Leur nombre a été porté quelques mois plus tard à 22. Mais la qualité halal des produits vendus a été partiellement mise en doute par les mosquées de Paris et d’Evry, qui se livraient, semble-t-il, à une féroce concurrence sur le marché de la certification, et par les rédacteurs du site internet Al Kanz voué à la défense des consommateurs musulmans.
Cette stratégie du tout halal a été initiée par Quick dans le but de séduire les banlieues mais également (et surtout) de conquérir le marché nord-africain.
Il n’est pas indifférent de savoir que le capital de Quick appartient pour 95% à la Caisse des dépôts et consignations, personne morale de droit public dont la mission est définie par le code monétaire et financier.
On voit donc que l’État, à travers la Caisse des dépôts et consignations, joue un rôle majeur dans un processus d’islamisation, dont l’authenticité est cependant contestée par les musulmans eux-mêmes.
Une directive européenne du 18 novembre 1974 avait imposé le principe de l’étourdissement des animaux de boucherie avant leur abattage. Ce principe, repris dans une directive du 22 décembre 1993, connaissait cependant une dérogation, fondée sur le respect de la liberté de religion: celle de l’abattage rituel.
Les dispositions de ces directives ont été transposées dans le droit français, et incluses dans le code rural, où figurent également les dispositions prévoyant l’exception de l’abattage rituel.
Cependant, le Rapport d’enquête sur le champ du halal, rendu en septembre 2005 par le Comité permanent de coordination des inspections, relevait (page 33) que « l’abattage sans étourdissement préalable tend à devenir la norme pour certaines espèces ». « En France, 80% des ovins, 20% des bovins et 20% des volailles seraient abattus selon le rite halal ».
L’existence d’une telle dérive a été confirmée par la direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture en 2007 et par le ministre de l’Agriculture lui-même dans sa réponse à la question posée à ce sujet par le député du Nord Christian Vanneste en 2009. Les enquêtes de terrain de l’Oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs réalisées ces dernières années montrent l’ampleur de cette dérive, l’abattage rituel concernant, selon les constatations faites, 62% des ovins et caprins tués en abattoirs, 43% des veaux et 28% des gros bovins (en 2006 et 2007).
L’abattage sans étourdissement présente un double attrait aux yeux des entrepreneurs de la filière: il est plus économique, et il permet de pouvoir exporter de la viande vers des pays musulmans. Un tel attrait justifie pour eux qu’on puisse en imposer, sans les informer, la consommation à des non musulmans en France.
Les législations européennes et françaises sont ainsi bafouées dans les abattoirs français, avec l’assentiment du ministre de l’Intérieur, supérieur hiérarchique des préfets compétents pour délivrer les agréments aux activités d’abattage des animaux, et du ministre de l’Agriculture, supérieur hiérarchique des directeurs départementaux des services vétérinaires chargés de contrôler les abattoirs.
Mettant en avant la complicité de ces ministres dans ces violations du code rural, qui pouvaient également tomber sous le coup de l’article 521-1 du code pénal punissant la cruauté envers les animaux, Brigitte Bardot avait saisi d’une plainte dans ce sens la Cour de justice de la république en février 2011. Mais cette dernière n’a pas voulu y donner suite.
Là encore, la responsabilité des dirigeants politiques et économiques dans la généralisation de l’abattage rituel (que beaucoup de musulmans disent à juste titre conditionnée par des impératifs de rentabilité et non par des motifs religieux) est sans commune mesure avec celle des musulmans eux-mêmes.
On voit bien que, si islamisation de la France il y a, celle-ci, même si elle répond aux vœux d’une minorité des musulmans, est essentiellement le résultat de l’action des décideurs – des décideurs non musulmans.
Thierry Mudry
1 – S’agissant des problèmes liés à l’immigration, le lecteur se reportera aux analyses d’Hervé Juvin et aux propositions qu’il formule sur ce site.
2 – En revanche, le port du voile, en particulier du voile intégral, marque plutôt une rupture avec les traditions familiales. Il répond, chez les femmes qui l’assument, à des motivations complexes, et procède le plus souvent d’un choix individuel, volontiers provocateur (cf. Raphael Liogier, « L’islamophobie, symptôme de la décadence européenne », article paru sur le site de l’Observatoire du religieux : www.world-religion-watch.org.)
3 – La Bosnie-Herzégovine comptait 969 mosquées et lieux de culte musulmans en 1960. Elle en comptera 1437 en 1970 et 1661 en 1976 (Cf. Thierry Mudry, Histoire de la Bosnie-Herzégovine. Faits et controverses, Paris, Ellipses, 1999, p. 217-218).
4 – « Les évangéliques, en plein essor, peinent à trouver des lieux de culte », in Le Monde, 8 mars 2007.
5 – On lira sur la Turquie les articles de Tancrède Josseran. Il faut cependant souligner que l’Islam, pluriel par essence, est loin d’être uniformément américano-compatible.

Thierry Mudry













29 commentaires sur "Quelques réflexions sur l’islamisation de la France"
Bonjour, je ne suis pas vraiment d’accord avec votre article (sauf sur le fait que les pouvoirs publics collaborent activement à cet état de fait).
“l’immigration qui s’est transformée, comme l’a observé Hervé Juvin, en « immigration de peuplement »,” : je dirais plutôt comme l’a remarqué Le Pen il y a 35 ans, Enoch Powell il y a 40 ans, VGE aussi (“immigration-invasion”). Je préfère toutefois le terme de Grand Remplacement de Renaud Camus, il me semble plus proche de la réalité.
“de l’Extrême-Orient ou de l’Afrique sub-saharienne, chrétienne et animiste” : par exemple, le Sénégal est presque entièrement musulman (94%), la Côté d’Ivoire possède son lot également (37,5%), etc.
“l’immigration musulmane elle-même ne relève bien évidemment pas d’un projet pan-islamiste de conquête de l’Europe,” : à voir, si on écoute les déclarations de Kadhafi (‘l’islam doit devenir la religion de l’Europe”), de Erdogan (“les minarets seront nos baillonnetes”), ou de Boumediene (“le ventre de nos femmes nous donnera la victoire”), je relativiserais un peu cette affirmation
“En outre, les citoyens ou les résidents français d’origine musulmane sont loin d’être tous pratiquants, voire croyants,” : c’est de moins en moins le cas, par communautarisme, choisi ou forcé. La proportion de pratiquants augmente de façon régulière depuis 1980. Ne pas faire le ramadan dans certains endroits est fortement déconseillé (même blanc, dans une école publique), les gens fouillent les déchets pour voir s’ils sont hallal, etc.
“l’islamisation de la France, voire de l’Europe, s’accorde parfaitement avec leur américanisation” : dans une certaine limite, celle de la consommation (et encore pas toujours). Et la collusion E-U Arabie Saoudite ne tient que par intérêts commerciaux.
“si islamisation de la France il y a, même si elle répond aux vœux d’une minorité des musulmans” : minorité comme combien de % ? Un bon musulman doit vouloir que l’Islam règne sur terre. “On ne peut pas être musulman et laïc’, disait Hassan II à Anne Sinclair en 1993. En tout cas, en Angleterre, donc bientôt chez nous, 44% de jeunes musulmans sont favorables à la charia. C’est vrai, minorité…
Après évidemment d’accord avec la participation de l’Etat dans ce processus. Mais je crois bien que la Norvège, ou la Suisse, privée de minarets et de Quick Hallal feront tout autant les frais de l’Islam.
vous avez vu cette video
ou va le monde
http://www.youtube.com/watch?v=BRSFhhq53-A&feature=related
Bonjour,
Le vrai danger pour la France ce ne sont pas les musulmans pratiquants ,orthodoxes, mais la mainmise de l’Amérique sur la direction de la France et le suivisme Atlantiste du pouvoir Français.
Cessez de faire peur aux français agitant le drapeau rouge de la psychose afin de détourner les regards sur les liaisons dangereuses qui se trament en coulisses et dans les souterrains de la société secrète.
Bien évidemment l ‘Islam a toujours été victime de la haine de l’occident ,mais le temps des croisades est révolu et l’Islam et les adeptes de cette religion, existent ,ils sont là et leur présence n’est en aucun cas un danger, cessez de faire croire le contraire pour détourner l’attention de ce qui se trame contre les Français avec la mondialisation et la marche forçée vers un esclavage par les instances financières mondiales.
Les colons francais , britanniques ont asservit des peuples du monde entier en imposant leur style de vie vestimentaire et autre en ne demandant l’autorisation de personne dans ces pays là.
Ces peuples-là ont subit les invasions des colonialistes et ils vivent les séquelles du colonialisme jusqu’à aujourd’hui, bien après leur indépendance.
Les musulmans pratiquants en Occident en général et en France en particulier n’ont aucun désir colonial ,ils veulent juste pratiquer leur croyance car ils ont une foi très très forte surtout ces dernières années avec la renaissance d’une pratique religieuse issue de cette foi ardente et cela n’est un danger pour personne,ni pour l’église, ni pour la stabilité politique de la France.
C’est une foi extraordinaire en le Dieu Unique ni plus ni moins et cela dérange les athées et les laiques qui ont définitivement tourné le dos à la religion Catholique. Ils rêvent, espèrent ,souhaitent ardemment que les musulmans en France en fasse de même et tourne le dos à leur religion ce qui ne se fera jamais car les musulmans tiennent énormément à leurs croyances. On a pas les mêmes repères ni les mêmes valeurs religieuses mais on partage le même pays ,est-ce-cela le problème?
Que faire ? C’est la guerre ethnique que veulent ces apôtres de la haine anti -musulmane.
Faudra -t-il les écouter ? Si oui pour le bien de qui ?
Quelle est la solution ?
Croisade ou nouvel ordre politique mondial ? Où est la priorité politique dans ces instants délicats ?
Merci.
“Paix en France”, il y a une erreur à ne pas faire, qui est de prendre les lecteurs de ce site pour des imbéciles. La seule croisade dont on pourrait relater l’existence, serait plutôt une “croissade” (pardon pour le néologisme), à savoir une expansion de l’islam, pas toujours pacifique, sur le sol européen.
“On a pas les mêmes repères ni les mêmes valeurs religieuses mais on partage le même pays ” : c’est en effet un problème quand vos coreligionnaires souhaitent des aménagements de plus en plus importants au sein de la société civile. Aménagements que ces mêmes coreligionnaires refusent aux autres religions une fois qu’ils disposent du pouvoir.
Difficile d’être juge et partie, n’est-ce pas ?
« Bien évidemment l ‘Islam a toujours été victime de la haine de l’occident ,mais le temps des croisades est révolu… »
Vous devriez relire votre Histoire.
Est-ce la haine de l’occident contre l’islam qui a conduit les armées musulmanes jusqu’à Poitiers; et ensuite jusqu’à Vienne ? Est-ce la haine de l’occident qui créa la traite d’esclaves européens le long de la côte barbaresque ?… Est-ce la haine de l’occident contre l’islam qui poussa les armées musulmanes, depuis 1 millénaire, à conquérir la moitié du globe ? Est la haine de l’occident qui, pour ne prendre que cet exemple actuel, pousse les musulmans du sud de la Thaïlande à assassiner et décapiter des enseignants bouddhistes ?…
Vous savez, toujours — et seulement — blâmer l’occident et l’Amérique ne constitue pas de l’analyse politique.
Au fait pour notre “Paix du califat en France”, on peut lui rappeller l’existence la division SS Handschar, et à quel point Hitler admirait le grand Mufti de Jerusalem et l’islam, et ses livres sont toujours des best sellers dans les pays musulmans.
En général ce genre d’individu prends un plaisir evident a rappeller, outre le colonialisme, “le passé collabo de la France”.
La France a fait la guerre aux nazis, elle ne les admire pas par antisemitisme religeiux ancestral.
Votre numéro ne prends pas.
Raman :
“Est-ce la haine de l’occident contre l’islam qui a conduit les armées musulmanes jusqu’à Poitiers; et ensuite jusqu’à Vienne ? Est-ce la haine de l’occident qui créa la traite d’esclaves européens le long de la côte barbaresque ?… Est-ce la haine de l’occident contre l’islam qui poussa les armées musulmanes, depuis 1 millénaire, à conquérir la moitié du globe ?”
Les musulmans ne conquièrent rien du tout mais sont de fervents croyants et leur croyance ils ne la cachent pas , si c’est cela la conquête, et bien soit , les musulmans sont plus d’1 millard !
qu’est-ce qui vous empêche de devenir des croyants ?
La haine de l’occident existe dans votre imaginaire .un phantasme des islamophobes très à la mode actuellement..
L’esclavage a toujours existé dans l’antiquité, les arabes et les musulmans n’ont rien inventé, et l’islam a affranchi les esclaves alors que l’occident l’a utilisé comme machine de production sur les champs de coton ..
La côte barbaresque c’était l’époque de l’empire musulman !
L’Irak, l’Afghanistan, la Libye c’est l’époque de l’empire d’Occident ! Bush et l’empire d’Occident à tuer des millions de familles musulmanes…chacun son empire.
Poitiers ! vous en êtes encore là ? mais c’était le moyen âge non ! si on commence à s’accuser sur les temps anciens on a aussi bcp de choses à reprocher à l’occident. Poitiers décidément vous a traumatisé ! et les musulmans sont traumatisée par le colonialisme ! chacun son traumatisme !
quelques années à Poitiers, des siècles en Afrique -Asie-Maghreb !
Si vous voulez avancer on avancera ensemble en tirant un trait sur le passé mais si vous continuez à refuser l’existence des musulmans nous ne pouvons rien pour vous. tanpis pour vous.
merci de publier ce post comme un droit à l’expression
(merci à vous admin.)
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L’admin a validé votre commentaire M “Paix en France” ; merci de veiller de votre côté à apporter des contributions de qualité et objectives à cet article, débarrassées de tout aspect polémique (ce qui est valable pour les autres commentateurs également). Cordialement.
@ Andalousya
Pardonnez moi mais vous dites un certain nombre de choses qui sont des contre-vérités notoires.
Vous affirmez que l’islam a affranchi les esclaves mais l’historien camerounais Tidiane N’Diaye a démontré que bien au contraire, les arabo-musulmans ont été les pires négriers de l’Histoire et qu’ils déportés et castrés – ce qui explique l’absence de populations noires là où les esclaves africains ont été déportés – plus de 17 millions de noirs.
Tidiane N’Diaye en vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x5pojo_islam-et-esclavage_news#from=embed
Notez le décalage saisissant entre la repentance opérée en Occident pour la traite transatlantique et le quasi négationnisme de la traite arabo-musulmane, dont vous-même vous faites preuve. Et l’esclavage perdure couramment aujourd’hui au Soudan où les principales victimes sont les chrétiens du Sud enchaînés par les musulmans du Nord.
Egalement le Coran et les hadiths tolèrent l’esclavage et Mahomet lui-même avait fait le commerce d’esclaves, ce qui fait que l’esclavage est perçu comme une quasi obligation religieuse.
Puisque pour vous le passé n’a absolument aucune importance, parlons du présent.
Vous affirmez également : “Les musulmans ne conquièrent rien du tout mais sont de fervents croyants”.
C’est oublier que l’islam s’est répandu par le feu et par le sang de l’Atlantique au Pacifique et qu’aujourd’hui encore, des combats sont menés au nom de l’islam (guerre d’Abu Sayyaf aux Philippines, génocide au Darfour des musulmans de Khartoum pour le pétrole, guerre des islamistes thaïlandais, etc.) sans oublier bien sûr les innombrables persécutions commises contre les minorités ethniques et religieuses dans les pays arabo-musulmans (Coptes et autres chrétiens d’Orient, etc.). Malheureusement, tous ces évènements sont bien moins médiatisés que la guerre en Irak, en Afghanistan (dont vous oubliez de mentionner que l’agression du 11 septembre en est la cause) et en Libye.
Je pense que vous ne voyez pas où est le problème.
Peu importe la pratique, la croyance sincère ou pas; l’influence dans la politique actuelle vraiment, peu importe tout cela.
Ce qui compte c’est le changement de culture; dans les pays musulmans les gens sont rarement très pratiquants mais ce sont des pays de culture musulmane et c’est ce changement là qui compte le reste me semble secondaire.
Cordialement
La géopolitique ne s’inscrit pas dans le monde des représentations fantasmatiques, illustrées par des images telles que “la conquête musulmane de l’Europe” ou “la croisade chrétienne contre l’Islam”, mais dans celui des réalités concrètes – même si les fantasmes collectifs finissent parfois par avoir un retentissement dans le monde réel.
Il n’y a pas aujourd’hui de “conquête musulmane de l’Europe” parce qu’il n’existe pas de puissance musulmane, d’Empire musulman qui pourrait l’inspirer et la conduire.
Depuis le reflux ottoman dans les Balkans amorcé au XVIIème siècle, l’Islam est devenue une religion de vaincus, de colonisés, de dominés, de “protégés” soumis au protectorat occidental. Les rodomontades d’un Kadhafi, défait et pourchassé par les Occidentaux, ou de tel autre dirigeant musulman n’y changent rien.
La présence musulmane, et plus généralement immigrée, en France est le résultat de décennies de mise en oeuvre d’une stratégie patronale visant à contenir les revendications ouvrières par la création d’une armée de réserve du capital, et il est remarquable de constater que le patronat français, qui use aussi de la délocalisation dans ce sens, n’a nullement renoncé à cette stratégie dont il persévère à faire supporter le coût par la société française.
Crier au “complot islamique”, c’est masquer cette réalité-là.
D’autre part, l’Islam n’est pas uniforme, il est pluriel. L’Islam turc (qui compte 20 à 25% d’alévis, musulmans hétérodoxes favorables à l’Etat séculier), l’Islam pakistanais (qui compte 20% de chiites) et l’Islam maghrébin ont, à maintes égards, peu de points communs, et prétendre comparer les musulmans de France, pour la plupart d’origine maghrébine ou sahélienne, aux musulmans du Royaume-Uni, d’origine pakistanaise, ou d’Allemagne, d’origine turque, ne me paraît pas pertinent.
Enfin, soutenir que les liens entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite se limiteraient à des “intérêts commerciaux” me semble faire peu de cas de l’histoire de la monarchie des Ibn Saoud, soutenue à l’origine par le représentant de l’Indian Office St John Philby et maintenue au pouvoir contre vents et marées, contre le courant pan-arabiste notamment, par les Etats-Unis.
Au demeurant, l’alliance musulmane est aussi une constante de la géopolitique européenne comme le montre l’entente conclue avec les Ottomans par le royaume de France (depuis François Ier) et le parti patriote hongrois (depuis Thököly) contre les Habsourg, puis par l’empire allemand (Guillaume II revendiquant le rôle de protecteur de l’Islam) contre les puissances coloniales occidentales.
Balayer les idées toutes faites sur l’Islam ne doit cependant pas nous empêcher de débattre de sa place en France.
Après tout, la loi de séparation de 1905 n’est-elle pas née d’une confrontation entre une partie de la société française et l’Eglise catholique, et d’une remise ne cause du statut particulier de cette dernière?
à M Mudry
Si je m’en tiens à l’arborescence des commentaires il semble que le votre me soit adressé.
Vous dites “La géopolitique ne s’inscrit pas dans le monde des représentations fantasmatiques, illustrées par des images telles que “la conquête musulmane de l’Europe” ou “la croisade chrétienne contre l’Islam”,”
Cela tombe bien car je n’ai jamais dit cela; je n’ai pas non plus parlé de complot islamique.
Je m’excuse mais face à ce que je ressens comme une caricature et une attaque en règle je regrette de devoir vous dire (et j’espère que mon propos ne sera pas censuré par le modérateur car vraiment je dis cela en toute sincérité et toute cordialité) :
- que cette façon de répondre correspond aux répliques usuelles d’associations comme Egalité et Réconcilation qui, comme l’extrême gauche bobo, font passer pour des racistes ou des tenants de la théorie du complot ou des fantasmeurs, tous ceux qui s’inquiètent du changement culturel représenté par l’islam en Europe (l’islam ou les islam si cela vous chante, cela ne change strictement rien au fond du problème) ;
- que la plupart de vos descriptions de l’Islam sont des banalités qui n’apprennent rien à tous ceux qui ont un peu étudié le monde musulman (existence des Alévis, etc);
Même si l’islam est pluriel il n’en reste pas moins qu’une population majoritairement musulmane modifierait la culture d’un pays européen qui ne l’est pas et créerait des identités nouvelles, que cela vous plaise ou non. Et donc une géopolitique nouvelle à mon sens.
Les Balkans sont un bon exemple puisque malgré une origine ethnique commune, une langue commune, une nourriture commune, une musique commune, des populations musulmanes qui ne sont même pas extrémistes ni pratiquantes se sont néanmoins vues doter d’une identité différente sources de tensions, conflits, séparatismes, stratégies communautaires etc.
Que ce soit l’islam ou ” les islams”, si la France ou certaines des ses régions avait (je donne juste un exemple pour les besoins du raisonnement) 3 0% de citoyens sunnites, 15% d’alévis turcs et 10% de chiites cela ne changerait rien au résultat à savoir que la culture du pays aurait changé.
Sans parler de complot ou autres, c’est le résultat d’une politique qui compte; que cette politique ait été mise en oeuvre par des élites irresponsables ne justifie ni de la continuer ni de ne pas essayer d’en renverser les effets.
Votre analyse da la question de l’abattage rituel semble un peu courte, vous n’évoquez même pas l’existence de l’alimentation cachère, or, il est impossible de séparer l’un de l’autre. Pour aller vite, la situation juridique dans ce domaine repose sur une directive communautaire et sur le code rural, selon lesquels l’étourdissement des animaux avant leur mise à mort est obligatoire en France mais il est possible d’obtenir des dérogations dans le cas de l’abattage rituel, pour respecter le libre exercice du culte.
Il se trouve que le Parlement européen a l’intention, de longue date, de créer une obligation d’étiquetage des produits à base de viande, permettant d’afficher les modalités d’abattage précises des animaux.
La France a beaucoup œuvré pour torpiller ce projet, pas seulement à cause du halal.
Brice Hortefeux écrivait à Gilles Bernheim, le 06 septembre 2010, à l’occasion des Fêtes de Tishri : « Je me réjouis, d’abord, que ces avancées aient été obtenues en partenariat avec les représentants du culte musulman. C’est, à mes yeux, un signe fort du dialogue des religions rendu possible par notre modèle de laïcité. Comme vous le savez, nous avions obtenu ensemble, à l’automne 2009, la publication d’un nouveau règlement européen relatif à l’abattage rituel qui assurait une stabilité pour la shehita.
Aujourd’hui, alors qu’un vote au Parlement européen pourrait remettre ce travail en question en imposant un étiquetage discriminant pour l’abattage rituel, nous restons particulièrement vigilants. Vous pouvez compter sur ma mobilisation et celle des députés français au Parlement européen pour que le projet n’aboutisse pas. »
Nicolas Dhuicq (député), constatant que les volumes de viande d’animaux abattus rituellement dépassent largement les besoins des communautés concernées et que des proportions considérables de la viande proposée à la vente en France proviennent de l’abattage rituel, sans aucune information du public, envisageait une proposition de loi concernant ce sujet. Il a interrogé les organisations confessionnelles (Consistoire, CFCM). Il s’est heurté à une opposition très vive (crainte que ne soit compromise la rentabilité de la filière mais aussi qu’il y ait des boycotts) et a donc retiré sa proposition de loi le 1er décembre 2010.
De son côté, le 19 avril 2011, la commission environnement du Parlement européen a adopté, contre toute attente, un amendement imposant l’étiquetage aux viandes abattues rituellement (les députés européens n’avaient pas suivi la consigne de vote négative du PPE (Parti populaire européen) dont fait partie l’UMP). Normalement, partout en Europe, les bêtes abattues selon les rites religieux musulman et juif devraient porter désormais l’étiquette « abattus sans étourdissement ».
Tel n’est pas le cas pourtant : face à une intense action de lobbying, le Gouvernement français s’obstine à s’opposer à ce projet dans les négociations à Bruxelles. En réponse à une question courant juin dernier Frédéric Lefebvre n’a pas craint d’affirmer que le Gouvernement « considère que cette approche revient à porter une attention particulière sur un type de viande en fonction du mode d’abattage alors même que les viandes concernées n’ont pas de différence organoleptique, sanitaire ou de mode de production. »
http://recherche.assemblee-nationale.fr/questions/out/S36/D8GCMJTPIFSOZV51UR1.pdf
Autrement dit, circulez braves gens…
C’est assez vrai que dire “les islams” serait plus réaliste que “l’islam”, le problème ce sont les gens qui l’instrumentalisent pour dénigrer le pays dans lequel ils vivent, et qui sont s’étonner du raz le bol qui suit…
[...]
Un fait qui est méconnu mais pourtant absolument fondamental est celui-ci: l’islam interdit formellement au musulman de vivre à perpétuelle demeure parmi les non-musulmans et sous leur autorité. Il est fait obligation au musulman d’émigrer au plus vite s’il se retrouve dans une telle situation en pratiquant la “hijra” (l’émigration, terme plus connu sous sa forme francisée hégire). Les musulmans vivants en Europe sont donc en infraction avec leur propre religion.
C’est le courant dit “moderniste” et occidentalisé de l’islam incarné principalement par Tariq Ramadan ainsi que les nouvelles élites communautaires type uoif (souvent issues du Maghreb et arrivées sur le tard en France au demeurant ) qui produisent un discours hétérodoxe, souvent par intérêt personnel et matériel bien compris, et qui encouragent ainsi l’implantation durable de l’islam en Europe et ce en contradiction avec les textes et règles de cette religion.
Cependant, un certain nombre de musulmans de la tendance traditionaliste ont pris conscience de ce fait et ont quitté ou envisagent de quitter l’Europe pour revenir en terre musulmane. Paradoxalement, c’est donc un retour à l’islam authentique et traditionnel, donc une certaine forme de “réislamisation” des masses musulmanes qui pourrait à terme contribuer à débarrasser l’Europe de ce problème.
@ Mic de la Pirandole
Votre analyse à propos de la notion de “hijra” est très intéressante mais comme vous même vous l’affirmez , en partie du fait de l’influence de T. Ramadan et de l’UOIF, l’islam fait tout pour s’enraciner en France et même si la religiosité musulmane se développe encore plus à l’avenir avec l’arrivée de nouveaux migrants musulmans, je ne crois pas que les candidats à la hijra seront nombreux.
Par l’immigration, les musulmans sont convaincus qu’ils devriendront de plus en plus nombreux jusqu’à devenir majoritaires dans certains quartiers et certaines villes et grâce au communautarisme, les musulmans pourront reproduire les pratiques sociales de leur pays d’origine, aidés en cela par les religieux qui font tout pour ammener les croyants vers plus de fondamentalisme religieux et pour faire de la France une terre d’islam.
Par ailleurs l’islamologue Joachim Véliocas a rédigé sur site Internet, L’Observatoire de l’islamisation, un article sur Tariq Ramadan : vidéos à l’appui, on y voit le Docteur Ramadan lors d’une conférence à Dallas le 27 juillet dernier affirmer que son objectif est l’implantation de la loi islamique en Occident.
http://www.islamisation.fr/archive/2011/08/04/tariq-ramadan-se-lache-a-dallas-colonisation-de-l-amerique-e.html
La relation de l’islam et de l’esclavage est simple : il est interdit à un musulman d’avoir un autre musulman comme esclave ; il est recommandé d’avoir tous les autres comme esclaves !
C’est d’ailleurs ce précepte qui avait protégé l’Afrique noire de l’islam, puisque étant une terre où l’on faisait des esclaves.
Par ailleurs, le seul pays s’étant déclaré musulman sans conquête guerrière préalable est le Yémen.
J’aimerais à ce sujet en savoir plus sur ce qui se passe à Bali.
Cher Monsieur (à moins que ce ne soit Madame) “ai”,
Je suis un peu étonné de votre réaction à mon commentaire qui ne vous visait pas spécialement et ne visait personne en particulier. Ce dont vous auriez dû vous douter, compte tenu du fait qu’à juste titre, vous ne vous reconnaissez pas dans ce commentaire, qui serait pourtant, à vous en croire, malveillant à votre encontre!
Il s’agissait simplement pour moi d’émettre quelques réflexions complémentaires inspirées par l’ensemble des observations relatives à mon article postées sur ce site ou formulées en d’autres lieux.
Je n’ai d’ailleurs l’habitude de répondre personnellement qu’à ceux dont l’identité m’est connue ou qui se trouvent face à moi, le visage découvert.
Bien à vous,
Thierry Mudry
Salam Aleikum,
Bonjour,
Votre article est intéressant surtout votre conclusion qui révèle une manipulation politique du phénomène “d’islamisation”.
EN réalité, et en tant que Français de confession musulmane, il n’y pas d’islamisation réelle de la France, excepté pour les hommes et femmes non-musulmans qui vivent dans des cités-guettos où il existe une concentration de population d’origine immigrée (origine de l’Afrique du nord ou sub-saharienne) prédominante sur les populations autochtones.
D’une part, “l’islamisation de la France” ne veut rien dire car pour qu’il y ait islamisation il faut que l’état Français reconnaisse comme force de loi les us et coutumes islamique or, ce n’est pas le cas.
Tout au plus certains Quicks deviennent halal comme vous le préciser à juste titre, mais je ne vois pas en quoi le Quick halal pénalise les français non-musulman qui y mangent, le problème serait plutôt de s’interroger comment cette nourriture (halal ou pas) y est réellement préparée (pas vraiment halal et en plus problème d’hygiène qui peut annuler le phénomène halal).
Parler du Quick Halal comme phénomène “d’islamisation” d’un point de vue culinaire” n’est pas sérieux. Depuis 30 ans, on trouve plus de restaurants asiatiques dans le 13e arr. de Paris, que de restaurants français et on ne parle pas pour autant de conversion au bouddhisme ou taoïsme.
Pour qu’il y ait un véritable phénomène d’adaptation à la pratique religieuse islamique, (d’un point de vue culinaire par exemple), il faudrait que des restaurant comme Ladurée ou le Fouquet’s, pour citer les plus connus, commencent à créer une partie de leur menu halal, à partir de là, je suis d’accord, un phénomène nouveau verrait le jour.
D’autre part, Si par “Islamisation de la France” vous entendez par là un phénomène visuel accru (plutôt vestimentaire) d’une frange de la population française de confession musulmane, je vous rejoint, mais encore une fois, à toute proportion gardée, dans certains quartiers ou endroits défavorisés de notre territoire. (surtout banlieues et quartiers à Paris, Lyon, Marseille..). Le faux-problème des Burkas qui (Je rappel que ce n’est pas un vêtement prescrit dans le Coran mais est importé du monde Pachtoune Afghan) n’est pas représentatif de L’islam tel qu’il existe en France, sur environs 5 ou 6 Millions de musulmans sur le territoire, combien de femmes portent la burka : 1000, 1500 ??
Pour ma part, je me considère comme musulman pratiquant (c-a-d : je prie 5 fois par jour et j’essaye de manger halal tous les jours, je pratique le ramadan, Zakat etc..) par contre dans mon travail, je suis consultant en affaire et je me vois mal porter autre chose qu’un costume. Si l’idée me prenait de m’habiller en Kamis (tunique pour les hommes musulman) et de me laisser pousser la barbe longue, je doute que je pourrais continuer à exercer, car il faut savoir s’adapter dans différents milieux en société.
c’est cela l’islam et surtout être musulman, savoir s’adapter au règles d’un pays non musulman (il faut rappeler quand même que la France n’est pas une terre d’Islam). tout en pratiquant et respectant les 5 piliers. L’islam n’a rien à voir avec un phénomène visuel provenant souvent de personnes de milieux défavorisés et dont le niveau d’éducation n’est pas toujours élevé. (Il suffit également de voyager un peu dans un pays arabo-musulman pour constater que l’islam ce n’est quand même pas la Burka , la barbe longue ou le Quick Halal..)
Enfin, je pense que la plupart des français de confession musulmane ne suivent pas à la lettre des organismes tel que l’UOIF ou encore la Grande mosquée de Paris, dont son recteur, M. Boubaker, a décidé d’imposer son mandat à vie sans laisser de place à la concurrence!
L’islamisation de la France n’existe pas, du moins pas encore et si l’on regarde vraiment du côté de qui “tire les ficelles”, j’en viens à la même conclusion que vous, c’est-à-dire, un problème politique avant d’être religieux.
Sincères salutations
Aleikum salam
Il existe donc un site sur lequel on est libre de donner son avis, sans voir son commentaire supprimé ou sans tomber sur une page concernant l’Islam et au bas de laquelle on peut lire : “Les commentaires sont fermées” ?
Les islamistes ont le droit de commenter une page de journal qui touche les français, mais les français n’ont pas le droit de répondre sur une page qui parle de l’islam…..à part cela il n’y a pas islamisation de la France !
Une femme portant le niqab fait la tournée de la France pour obtenir les voix lui permettant d’être présidente de la république, mais il n’y a pas islamisation !
http://www.afrik.com/article23745.html
http://www.youtube.com/watch?v=zUAEk1foePg&feature=player_embedded
Aurions-nous oublié que nous sommes en France ? Dans un pays laïc ? Dans un pays de liberté ?
A part cela, j’ai fait le choix de ne plus manger de viande et de ne plus mettre les pieds dans un supermarchés, et tant pis si je manque de fer, mais je respecte les animaux. Alors, comme je n’y vais plus, ils viennent à moi : en raison du nombre de turcs, la boucherie a fermé…à la place, nous allons avoir une boucherie halal.
Quel magnifique bond en arrière…. !
Certaines personnes essaient de rendre leur pratique de l’islam compatible avec la France, d’autres s’en servent pour “attaquer” la France et s’en démarquer.
Quand vous vivez dans un quartier communautarisé ou les femmes non voilées sont agressées en permanence, où des individus font les poubelles pour vérifier qui mange quoi, faut-il considérer que les gens qui font ça ne sont pas musulmans ?
Et après on se plaindra de la suspicion vis a vis des femmes voilées ?
De la part de gens qui voient ce à quoi abouti leur prolifération sur les femmes non voilées ?
Idem pour le halal (Ou pseudo halal), qui ne pose pas de probleme sauf s’il est imposé.
Et aucun musulman ne veut l’imposer, bien sur…
On reproche de façon récurrente à la France son passé colonial (L’islam s’étant propagé ne jetant des fleurs…), voire “sa décadence morale” (Balayez devant votre porte, il y en aurait a dire sur les pays musulmans). Les Français acceptent leur part de critique, mais les musulmans (Français ou pas) ont souvent beaucoup plus de mal.
Qui plus est l’islam n’est pas ancestralement européen, il doit s’adapter.
Ce qui est dangereux, c’est la montée d’un sentiment de rejet qui peut s’exprimer violemment.
Reprocher aux Français leur intolérance est un moyen pratique d’éviter de se remettre en question.
Que les fanatiques soient mis hors jeu par les membres de leur propre communauté.
Ça évitera a d’autres, moins sélectifs, de vouloir prendre le probleme à leur compte, pour le malheur de tous…
Certains intervenants ont tout à fait raison de signaler que l’abattage halal et l’abattage casher ont une cruauté inutile en commun: l’animal doit être égorgé à vif,sans être étourdi. La regression que ces rites impliquent et l’omerta médiatique qui l’entoure révèlent à l’évidence que l’Occident ne défend plus ses valeurs. Nous entrons bel et bien dans un monde crépusculaire…Femmes voilées,moutons torturés,retour des clans patriarcaux : comment le Nouvel Obs et le Monde auraient-ils traité cela en 1980 ? Comment le traite-t-il aujourd’hui? Toute la régression est dans cette différence!
J’adhère parfaitement à la teneur de votre article, mais je pense néanmoins qu’un certain nombre de problèmes demeurent inhérents à la structure même de l’Islam, en particulier en ce qui concerne le pré-requis indispensable pour un mélange des cultures, la question du mariage. En effet, la prolifération des femmes voilées dans la rue pose un problème profond, le port du voile manifestant un refus du mariage mixte puisqu’une femme qui porte un tel signe manifeste ostensiblement, conformément aux principes de l’Islam, son refus d’envisager l’idée même d’épouser un non-musulman. Le principe d’un mélange des cultures suppose un principe de réciprocité qui se heurte au fonctionnement endogamique des communautés musulmanes puisqu’en interdisant aux femmes musulmanes d’épouser des non-musulmans il ne peut pas y avoir de mélange mais seulement une juxtaposition des cultures, voire même un processus d’absorption puisque dans le même temps il est permis en revanche aux hommes musulmans d’épouser des femmes juives ou chrétiennes et les enfants qui naissent de tels unions sont considérés comme automatiquement musulmans, marquant de la sorte un ascendant sur les autres groupes. On portant le voile islamique ces femmes manifestement alors leur soumission au primat exclusif de la communauté, leur intégration dans un système culturel qui considère les femmes comme des instruments dans le cadre d’un rapport de force destiné à assurer la suprématie de la communauté, en faisant tout pour empêcher que la femme musulmane ne sorte de celle-ci. On peut rappeler à cet égard qu’aujourd’hui encore il est légalement interdit dans nombre de pays musulmans à une femme musulmane d’épouser un non-musulman.
Par ailleurs, je souscrit en tous points à votre analyse concernant la question du hallal, un sujet particulièrement scandaleux dans le contexte d’un discours dominant qui ne cesse de souligner le caractère d’ouverture, d’amour et de tolérance de l’Islam, un Islam qui manifeste pourtant une indifférence souveraine envers la souffrance animale. Comment donc, une culture ou les individus sont habitués dès leur plus jeûne âge à ne manifester aucune forme de compassion envers le terrible spectacle d’animaux se noyant dans leur propre sang serait-elle en mesure de susciter parmi ses membres la moindre forme d’empathie, non seulement envers l’animal, mais envers l’autre de manière générale ? L’argumentaire habituel consiste à justifier la barbarie en invoquant l’existence d’autres supplices tous aussi ignobles tels que la corrida, le sort des animaux de laboratoire ou encore de manière plus générale les conditions d’existence déplorables des animaux d’élevage. Il est vrai que l’abattage rituel des animaux est malheureusement loin d’être la seule pratique infâme du genre, mais le fait qu’il existe d’autres sévices immondes infligés à l’animal ne justifie pour autant en rien une telle barbarie, bien au contraire, comment peut-on efficacement lutter contre de telles pratiques si dans le même temps chèvres, moutons, volailles continuent au quotidien à se voir infliger une souffrance parfaitement délibérée et inutile dans l’impunité et l’indifférence la plus totale ?
En outre, le constat accablant quant à l’action déplorable des décideurs politiques est également perceptible dans un autre sujet encore plus tabou que l’égorgement rituel, celui de la circoncision. On se souvient en effet qu’une député de la majorité actuelle pour des motifs purement électoralistes, Valérie Boyer a eu l’audace ahurissante de proposer que cette mutilation génitale soit remboursée par la sécurité sociale ! De façon plus générale, on ne peut être que stupéfait du silence assourdissant qui entoure une pratique barbare bafouant des principes aussi fondamentaux que le droit au respect de l’intégrité physique, les droits de l’enfant, la liberté de consentement et consistant en l’ablation de ce qui a été reconnu par de nombreuses études scientifiques comme un organe extrêmement érogène, composée de milliers de terminaisons nerveuses, de corpuscules spécialisés dans les sensation du toucher, de vaisseaux sanguins, une des dernières études en date parle même du prépuce comme la « zone la plus sensitive » de l’appareil génital masculin. Qui plus est, l’acharnement des musulmans à poursuivre une telle pratique est d’autant plus stupéfiant que le coran n’en parle même pas !
Est-ce donc en fin de compte trop demander aux musulmans ou à d’autres cultures que de se plier à un certain nombre de principes fondamentaux qui se devraient normalement d’aller de soi tels que la liberté de mariage sans considération de religion, le droit des enfants qui naissent de telles unions mixtes à pouvoir choisir librement leurs croyances, le respect fondamental au droit à son intégrité physique, la cessation de toute souffrance inutile exercée contre l’animal, et de manière plus globale le respect d’un principe de réciprocité entre musulmans et non musulmans sans lequel aucune intégration réelle n’est possible.
La France est culturellement chrétienne et devra se battre pour le rester. A voir tous les commentaires des musulmans, il y aura un conflit majeur. Nous nous battrons pour que nos valeurs et notre civilisation ne soit pas détruites, pour qu’elle ne subisse pas l’envahissement musulman barbare comme d’autres l’ont déjà subi et le subissent depuis 15 siècles.
Pour ceux ( admin compris), qui censureraient ce commentaires ou y verraient une atteinte quelconque, vous n’êtes pas des non-croyants mais des non-voyants. La liberté de parole n’est plus que fiction en Europe : parler d’Islam est devenu dangereux.
Vos enfants devenus musulmans vous remercieront bien de ne les avoir pas défendus avant …
Cher Maurice,
Je rebondis sur votre intervention, où l’on trouve dans un seul paragraphe des expressions du type “La France est culturellement chrétienne et devra se battre pour le rester” et “pour qu’elle ne subisse pas l’envahissement musulman barbare”. Je me permets de vous rappeler que nous sommes en 2011 et non plus à l’époque de Charles Martel ou des des Croisades.
La France a commencé à se séparer de sa culture chrétienne le jour où elle a instauré la séparation de l’état et de l’église. Ce n’est pas de la faute des Musulmans.
Je suis tout à fait d’accord que certains Musulmans extrémistes posent problème de part leur comportement sectaire (pas de mixité homme femmes, pas de mixité avec le reste de la société française), de part leur tenu vestimentaire (tenu inadaptée à la société française en générale, aux milieux professionnels et aux différents us et coutumes en particulier). Mais j’insiste sur le fait que cette frange de la communauté musulmane reste une infime minorité, et que l’une de ses première victime est la majorité des autres musulmans :
- Qui se retrouvent amalgamés malgré eux avec ce type d’individus
- Qui subissent la pression et les jugements au quotidien de la part de ces extrémistes qui ont pignon sur rue dans certains quartiers, alors que l’un des objectifs de l’installation de cette majorité musulmane en France est le souhait de vivre dans un société libre loin des pressions sociales traditionalistes.
Je ne suis pas fan de la stratégie de l’affrontement général, du type “Français Chrétiens” contre les “envahisseurs barbares musulmans”. Je pense que nous ne sommes plus à ce stade de l’histoire humaine ! De plus, la France à travers son histoire à suffisamment souffert des guerres des religions. On trouve au sein de toutes les franges de la société française des gens intelligents et constructifs prêts à travailler ensemble pour construire une société paisible. Il convient de les mettre en valeur et de travailler avec eux. A ce propos je suis tout à fait d’accord avec Vienne (4ème commentaire au-dessus) sur le fait que les Musulmans de France (Français ou étrangers) doivent faire en sorte de mettre hors circuit ces extrémistes qui exploitent certains de leur problèmes à des fins politiques et idéologique qui n’auront pour conséquence finale que la stigmatisation de la communauté musulmane en particulier et l’affaiblissement de la société française en général.
En parlant d’islamisation, je commencerai par mettre un petit i à l’islam et un petit m aux musulmans. C’est la condition sine qua non pour prendre un réel recul et ne pas fétichiser la chose.
”sur le fait que les Musulmans de France (Français ou étrangers) doivent faire en sorte de mettre hors circuit ces extrémistes”
il faudrait (aurait fallu) d’abord que les français mettent hors-circuit ceux qui ont mis la France dans cet ‘état’: de VGE à Sarko, Bouygues et le Medef, BHL & co. Bien sûr c’est plus facile à dire qu’à faire, imaginez la tâche pour un musulman. C’est en balayant devant sa porte que celle des musulmans se nettoiera d’elle-même (50 extrémistes poussés par le système politico-médiatique).
”le voile”
je rappelle que le port du voile est dans la tradition des 3 Religions monothéistes dans le pourtour méditerranéen. Couramment porté en France et en Europe il y a 60 ans à peine. Si la tradition chrétienne française s’est faite liquidée par leur élite sioniste, ce n’est pas une raison pour que l’Islam (qui prône les mêmes valeurs, Amour du prochain, Famille, le Pardon, l’Honneur,…) suive le mouvement.
Les musulmans à la télé sont des faits divers, des idiots utiles qui ne représentent absolument pas la réalité : les pratiquants (les vrais), ils rasent les murs, ne se font pas remarquer ; les autres pratiquants, ils le font à la carte, à l’occidentale (alcool, boîte de nuit, ménage mixte, etc) et enfin, les fanatiques, les plus visibles, qui sont payés pour faire le sale boulot qui est de faire oublier la cause et d’accuser la conséquence et surtout de diviser les victimes des 2 camps pour mieux régner.
D’un Français d’origine musulmane qui n’a rien demandé à personne mais qui est là.
Merci.
Sur le halal :
Selon cet article, « l’État, à travers la Caisse des dépôts et consignations, joue un rôle majeur dans un processus d’islamisation », via l’abattage rituel musulman plus ou moins conforme des animaux cuisinés chez Quick. Ne s’agit-il pas seulement d’une mise en conformité, destinée à accéder au marché de la « minorité visible » ?
C’est à dire que « l’islamisation », ou plutôt la compatibilité-halal, est juste une certification supplémentaire, du même ordre que la « provenance France », le « sans hormone » ou le « sans OGM » du même produit. Il s’agit d’assurer l’uniformisation pour consommation de masse, pas de quoi fouetter matou. La taxation liée, si elle est scandaleuse eut égard à la laïcité de notre république, est marginale. La bête saignée non étourdie, je l’ai vue dans mon enfance lorsqu’on tuait le cochon : telle pratique est barbare sûrement, mais régressive ? Il semble que la prochaine interdiction de l’abattage rituel soit aussi freinée aussi par les juifs, et ait peu de chances ici.
Sur l’immigration :
« le patronat français, qui use aussi de la délocalisation dans ce sens, n’a nullement renoncé à cette stratégie dont il persévère à faire supporter le coût par la société française ».
Le coût supposé de l’immigration a fait dire pas mal de bêtises : avatar du racisme débile, du repli en période de crise… Sur le plan économique, elle apporte plus à la nation qu’elle ne lui coûte, prestations sociales et impôt compris. Sur le chômage, idem : virer tous les consommateurs musulmans, chinois etc. aggraverait la récession.
Il reste la pression mise par le patronat sur la rémunération du travail moins qualifié (voire sur les diplômés via la scandaleuse immigration « choisie »), ce que l’auteur voit si je ne m’abuse comme une délocalisation interne : c’est un boulot de syndicats, de défendre la dignité et la paye de tous les salariés. S’ils ne le font pas à l’égard des immigrés, ce sont les smicards français qui en pâtissent à court terme. Dans cette bagarre-là, il serait judicieux d’intégrer plus les citoyens non européens à la vie sociale, pour que la nôtre gagne par contrecoup… Ce qui rappelle que les immigrés pollacks ou ritals ont pris part aux conflits sociaux, grèves etc. des décennies précédentes : merci à eux.
Sur l’islamophobie plus largement : ce site a abondamment étudié les implications stratégiques et du communautarisme post 11septembre, et du commerce de l’or noir. Je trouve intéressant le point de vue de Roger Akl article du 30 avril 2012( http://www.silviacattori.net/article3168.html ) sur les réserves gazières libanaise et syrienne, autre argument pour jouer les cartes des islams… en défense de l’hégémonie dollar.
J’aimerais revenir sur vos propos.
Pour vous le halal n’est qu’une vulgaire certification comme l’AOC, ce qui constitue une comparaison assez grotesque. Le hallal n’est pas qu’une simple certification : elle témoigne de l’islamisation de notre pays, du Grand remplacement comme l’appelle l’écrivain Renaud Camus des Français de souche par des populations extra-européennes. De plus les produits halals comprennent une taxe participant au financement de la construction de mosquées, alors que ces produits sont diffusés sans étiquetage auprès des consommateurs non musulmans. L’islam et ses codes sont plus qu’une religion, il s’agit de règles régissant une communauté particulière, qui est distincte du peuple français.
Egalement, vous sous-entendez que les coûts liés à l’immigration ne sont que “supposés” et qu’ils ne sont que “l’avatar d’un racisme débile”. C’est quand même assez symptomatique, à chaque fois que l’on critique l’immigration de masse et ses coûts, on est toujours taxé de raciste, peut-être dans le but justement d’esquiver le débat et de masquer cette part de réalité. Les monographies de Jacques Bichot, Jean-Paul Gourévitch, Yves-Marie Leulan etc. mettent en exergue que les coûts sont supérieurs aux gains. Bien évidemment comme vous le dites que “virer” tous les consommateurs immigrés auraient un impact négatif, mais l’arrivée supplémentaire d’immigrants et leur coût pour assurer leur intégration sont conséquents et sont pesants pour l’économie. Et depuis le temps que la France accueille des immigrés, la consommation n’a jamais été aussi en berne et les déficits fiscaux élevés. Notre situation économique ne nous permet pas de soutenir l’immigration, d’autant plus que l’immigration actuelle n’est pas une immigration de travail puisque environ 80% des entrants arrivent par le simple biais du regroupement familial. Il s’agit donc bel et bien d’une immigration de peuplement.
Concernant le fait de mieux intégrer les immigrés aux mouvements sociaux, c’est pourtant déjà le cas, comme on peut par exemple le constater avec l’activisme de la CGT et des partis d’extrême-gauche a vouloir régulariser tous les sans-papiers et leur donner les mêmes droits, y compris la nationalité. Mais cela ne change rien au fait que les immigrés sont moins exigeants en matière salariale, c’est un sentiment difficilement modifiable.
Et pour finir, à propos de l’hégémonie américaine, je rajouterai qu’il ne faut pas oublier que les Américains valorisent au maximum l’immigration africaine en Europe pour briser tout sentiment identitaire européen (cf Wikileaks), leur souhait étant de constituer des sociétés multiculturelles avec pour ciment commun la sous-culture consumériste américaine.
Pardon mais mon commentaire est une réponse à celui de chb, et non un com’ pour l’ensemble de l’article.