Les grandes tendances géopolitiques du moment, la place de la France (2/2)

Publié par le 28 février 2013 dans Les incontournables - 3 commentaires
Aymeric Chauprade : les grandes tendances géopolitiques du moment, la place de la France (2/2)
Seconde partie. Aymeric Chauprade revient sur les grandes tendances géopolitiques du moment et se penche sur la place de la France dans le monde. Entretien réalisé avec Xavier Moreau pour Realpolitik, le 13 février 2013.


Aymeric Chauprade : les grandes tendances… par realpolitiktv

À propos de l'auteur

Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

3 commentaires sur "Les grandes tendances géopolitiques du moment, la place de la France (2/2)"

  1. Sam 1 mars 2013 à 1:46 · Répondre

    Les raisons de la guerre en Syrie tiendraient au fait de construire des pipelines pour le Qatar et l’Arabie Saoudite, pour se présenter sur le marché européen et évincer ainsi la Russie ? Les usa prêt à intervenir militairement en Syrie, contournant le conseil de sécurité de l’onu et le véto russe (projet d’intervention avorté par le lancement du missile intercontinental russe) pour des pipeline arabes ? Je n’en suis pas convaincue.

    De plus, il est dommage de minimiser le rôle d’israel et de limiter son influence mortifère aux usa et de réduire ses agents à “un noyau juif”. Lors d’une intervention de nethanyahu au congrès américain, ce dernier l’avait ovationné 20 fois. Et c’est quand même dans ce lieu que se prennent les grandes décisions en politique étrangère, financière….

    Par ailleurs, israel a intérêt à subventionner les groupes islamistes pour amplifier la “menace islamiste mondiale”. N’était-ce pas sharon qui avait secrètement soutenu le Hamas pour évincer le Fatah ?
    Les manoeuvres sionistes deviennent reconnaissables.

    • Alexko 2 mars 2013 à 4:04 · Répondre

      Attention à ne pas surestimer le rôle du Congrès : si une déclaration de guerre doit théoriquement provenir de celui-ci, en pratique cela n’a jamais eu lieu dans l’histoire des États-Unis que sur demande du Président ; de même le Congrès peut autoriser une intervention militaire sans déclaration de guerre sur demande de l’exécutif, mais ne peut dans ce cas qu’autoriser, pas ordonner.

      Et en pratique, dans ce cas le passage par le Congrès n’est pas systématique, comme le prouve l’intervention de l’OTAN (et donc des USA) en Libye, l’administration d’Obama s’étant ici appuyée sur des arguments spécieux pour justifier sa décision de ne pas consulter le Congrès.

      Au fond, si les membres du Congrès sont souvent soucieux de garantir un financement considérable pour l’industrie militaire américaine, les cibles précises de l’armement en question les préoccupent beaucoup moins, parce qu’elles ne préoccupent pas beaucoup non plus les lobbies qui les paient pour garantir ce financement. Où qu’elle explose, une bombe est une bombe, et surtout un dollar est un dollar.

      Tout ceci nous renvoie à la véritable source de la politque étrangère américaine, l’État profond mentionné dans cette vidéo. Et cet État profond ne se préoccupe d’Israël que dans la mesure où ce pays représente un intérêt stratégique, ce qui est susceptible de changer avec les circonstances.

  2. Jean 5 mars 2013 à 1:12 · Répondre

    Bonne approche sur la Syrie.

    A ceci près qu’une des principales raisons de l’attaque de la Syrie, et du soutien extrême de la France à cette guerre, est de vouloir détruire toute velléité de prises de décisions indépendantes, d’empêcher la formation d’un axe rebelle à l’influence américaine. Mr Chauprade ne met pas assez en évidence la confrontation entre les tenants d’un axe uniplaire, et ceux d’un monde multipolaire, c’est la forme des relations internationales qui se jouent en Syrie. Ou bien un équilibre multipolaire se crée, ou bien on assiste à la prolongation de l’hégémonie américaine, de sa mise sous tutelle de tous les organismes internationaux, dont l’ONU, et de sa lutte contre tous les états rebelles sous le prétexte de la responsabilité de protéger. Les Russes ayant compris que même en rompant avec le communisme, ils restaient néanmoins une cible à abattre en tant qu’état indépendant et souverain, ont pris les devants de la lutte contre le monde unipolaire. La France n’étant plus réellement indépendante cherche à tirer son épingle du jeu à travers la pax américana.
    D’autre part, il est dommage d’entendre parler encore de répression terrible de la part de l’état syrien, après avoir bien montré la légitimité de la lutte de l’armée syrienne contre une insurrection islamiste financée, et soutenue logistiquement et politiquement par l’Occident et les émirs du golfe. Une difficulté à s’opposer jusqu’au bout au rouleau compresseur de la propagande des médias européens.
    Mais merci quand même pour cette analyse qui demeure intéressante.

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