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République bananière d’Ukraine, épisode 7

République bananière d’Ukraine, épisode 7

République bananière d’Ukraine, épisode 7

Épisode 7 : vol au-dessus d’un nid de cinglés
Xavier Moreau

Xavier Moreau

Humilié par son échec, le département d’État américain a décidé d’appliquer à l’Ukraine la même politique de terre brulée qu’en Syrie. Les bandes continuent de semer le désordre partout dans le pays. Deux députés de Svoboda se sont attaqués au directeur de la première chaîne publique de télévision, si bien que, même les journalistes français n’ont pas osé passer cela sous silence. Une gifle à un journaliste les choque davantage que « les snipers de l’OTAN » tirant sur les policiers et les manifestants, que ce soit à Damas ou à Kiev. Les mêmes snipers ont tenté, le 18 mars dernier, de faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang. Bilan : un soldat ukrainien et un cosaque sont morts. À ces morts s’ajoutent deux blessés, un dans chaque camp. Ces derniers sont soignés dans un hôpital russe de Crimée. La palme du mensonge, ou de la bêtise, revient à l’envoyée spéciale du journal « Le Monde ». Dans un tweet, Marion Van Renterghem évoque une procession pour « deux cosaques morts et rien pour le soldat ukrainien ». Cette idiote ne s’est même pas aperçue que, sur sa propre photo, c’est le portrait du soldat ukrainien qui est tenu par l’homme à droite. Ces deux hommes, qui ne seront malheureusement pas les derniers à tomber sous les balles de l’OTAN, ont eu droit à un enterrement commun à la maison des officiers. Ces cosaques et ces soldats ukrainiens de Crimée ne se sont pas trompés d’ennemi.

Le reste de la situation à l’intérieur du pays oscille entre l’anarchie et le sordide. Les milices néo-nazies révèlent leur vraie nature, celle de brigands provenant des zones les plus arriérées de l’Ukraine, et cherchant à s’enrichir rapidement par la rapine systématique. Les miliciens sont devenus des hommes de main, investissant tour à tour l’usine de vodka de Némirov, des usines étrangères ou un train de passagers russes. Ajoutons que la semaine dernière, deux procureurs auraient été pendus dans la région de Lvov.

Pour certains hommes d’affaires ukrainiens, Kiev ressemble désormais à Chicago, et c’est la radio anti-Poutine « Écho de Moscou » qui le dit. Le banditisme y est devenu incontrôlable. L’idéologie de « Pravy Sektor » a fait place à du racket pur et simple. Voici ce qui s’est passé la semaine dernière et dont la presse française ne parlera jamais :

  • À Kiev, 11 notaires ont été attaqués par les « héros de la révolution (HR)» (Svoboda/Pravy Sektor).
  • Un restaurant turc à Bessarabka (centre de Kiev), qui venait d’ouvrir, a été réduit en cendres pour avoir refusé de payer l’impôt révolutionnaire mensuel.
  • Un chauffeur de taxi a été tué et un autre a disparu, après avoir repoussé une attaque avec un pistolet d’alarme. Les HR ont immédiatement convoqué les patrons des sociétés de taxis de Kiev, exigeant que le chauffeur soit livré au « tribunal révolutionnaire ». En cas de refus les HR entreraient en guerre contre les chauffeurs de taxi.
  • Deux HR, qui avaient été arrêtés pour extorsion dans le quartier de la gare centrale de Kiev, ont été immédiatement relâchés par Paruby, le néo-nazi à la tête du comité de sécurité ukrainien.
  • Deux étudiantes ont été violées sur le Maidan. L’une d’entre elle est morte de ses blessures, une autre, dans un état de prostration total, est hospitalisée.
  • Le magasin de luxe Helen Marlen a dû fermer pour ne pas avoir à payer la taxe révolutionnaire. Le magasin de parfum « Bonjour » a également fermé pour la même raison.
  • À suivre : le comité anti-corruption dirigé par Mlle Chernovol serait en fait une structure d’expropriation et de racket, qui s’attaqueraient aux appartements et maisons cossus de la banlieue de Kiev.

Svoboda a créé une garde nationale pour tenter d’éloigner les racailles du centre de Kiev, et de se doter de forces armées autonomes, dévouées aux ministres néo-nazis du gouvernement putschiste. Jusqu’à présent l’essentiel de l’armée ukrainienne, basée à l’est, était contrôlée majoritairement par les russophones. En Crimée, 90% des troupes ont d’ailleurs rejoint l’armée russe. Au vu des premières images de l’entrainement de cette nouvelle garde nationale, elle ne sera pas d’une grande utilité contre l’armée russe. En revanche, elle pourra sécuriser sans problème la prochaine « Gay Pride » à Kiev : tôt ou tard, l’Union européenne fera subir à la capitale ukrainienne le même destin post fasciste que Zagreb.

« Pravy Sektor » a refusé de déposer les armes et de rejoindre la garde nationale, ce qui en dit long sur le déroulement « démocratique » des prochaines élections. La mort d’Alexandre Muzytchko, l’un des piliers de « Pravy Sektor » est sans doute un signal pour le début des règlements de comptes entre groupes néo-nazis. Ce dernier avait récemment déclaré que les dirigeants de Svoboda avaient l’intention de le tuer. C’est la police de Svoboda qui s’en est effectivement chargée. Si cela s’était produit sous Ianoukovitch, la presse française aurait dénoncé un crime monstrueux contre la démocratie.

Le département d’État américain, pris totalement au dépourvu par la réunification de la Crimée, cherche à reprendre la main en provoquant un bain de sang entre les armées russe et ukrainienne. Devant le peu d’entrain de cette dernière de vouloir s’engager contre un peuple frère, les conseillers militaires américains ont donné l’ordre à Svoboda de prendre progressivement le contrôle des troupes régulières, en augmentant la proportion de militants néo-nazis dans ses rangs. Dans le même temps, Svoboda envoie progressivement des véhicules blindés à la frontière russe, en essayant de mettre au sein des unités l’équivalent des commissaires politiques. Nombres de ces mouvements ont été bloqués par les populations de Donetsk, de Lougansk et de Kharkov.

Le gouvernement et le parlement sont sous le contrôle des activistes, dont la nature anti-démocratique est si évidente que même la télévision pro-Maidan le montre (ici les Afghaniets). Les leaders pro-russes dans l’est sont enlevés les uns après les autres par Svoboda, qui, rappelons-le, contrôle toutes les structures de force. La présence de mercenaires étrangers a été confirmée par la presse russe pro-américaine, leur mission étant de réprimer les mouvements fédéralistes dans le sud-ouest de l’Ukraine. Les oligarques Kolomoïski et Taruta avaient été les premiers à y faire appel.

Faute d’avoir les compétences et le courage pour diriger le pays, le gouvernement putschiste enchaine les mesures anti-russes pour camoufler sa nullité. Dernière mesure en date, Svoboda a exigé l’instauration d’un régime de visa avec la Russie. Arseni Iatsenouk s’est aussitôt opposé à cette décision stupide et a obtenu gain de cause. Vladimir Poutine avait, de toute manière, sagement décidé de ne pas appliquer de réciprocité. Plus de deux millions d’Ukrainiens de l’est travaillent en Russie.

Les Européens ont agité un peu de verroterie devant I ’insignifiant Premier Ministre, Iatsenouk, en lui faisant signer un accord d’association vide de tout contenu économique, le fameux volet politique (le prix de l’analyse la plus fumeuse va à Ulysse Gosset sur BFMTV). L’aide est pour l’instant distribuée sous forme de promesses, et le processus ressemble de plus en plus au « Téléthon ». Ils semblent que les instances internationales hésitent à prêter à un gouvernement qui aura peut-être disparu dans deux mois.

Les sanctions

Comme nous l’avions annoncé, les sanctions ont surtout été l’occasion d’une franche rigolade à Moscou. Les dirigeants russes n’ont même pas eu la politesse de faire semblant d’être inquiets. Le problème des occidentaux est, une nouvelle fois, de croire les mensonges qu’ils lisent dans les journaux, après les avoir dit eux-mêmes aux journalistes. Répétons-le : il n’y a plus d’oligarques en Russie. La richesse n’y fait plus le pouvoir, au contraire de l’Ukraine, où ils sont désormais gouverneurs ou ministre de l’intérieur. Les hauts fonctionnaires russes n’ont pas le droit d’avoir des comptes en banque et des actifs (hors immobilier déclaré) à l’étranger. Rien ne ferait plus plaisir à Vladimir Poutine que les biens des contrevenants y soient saisis. Un premier effet vertueux est d’ailleurs apparu, dès les premières menaces de sanctions, sous la forme de rapatriements de fonds en Russie.

Les interdictions de visa

Pas vraiment de surprise sur les listes noires américaine et européenne, sauf en ce qui concerne la présence d’Elena Mizulina, le député de Russie Juste, qui est chargé des lois sur la famille, et qui s’était fait connaitre en Europe pour son militantisme en faveur de la famille traditionnelle.

Nos lecteurs s’imaginent bien que cette gentille dame n’a pas grand-chose à voir dans la réunification de la Crimée. De plus, elle n’appartient pas au parti du Président Poutine, mais à « Russie Juste », lui-même membre de l’internationale socialiste, tout comme le Parti Socialiste français. La rage l’a sans doute emporté chez le lobby LGBT, à l’idée que la « Gay Pride » à Sébastopol sera bannie pour 100 ans. Plus sérieusement, cela démontre que l’OTAN mène une guerre totale contre l’Europe, où le combat civilisationnel reste central.

Le gaz

Les journalistes n’ont désormais plus que ce mot à la bouche, alors que la Russie n’a jamais brandi l’ombre d’une menace et qu’elle continue de financer la dette gazière ukrainienne. Cette dette va s’accroitre considérablement, puisqu’en plus de la fin du discount de décembre 2013, s’ajoute la fin de celui qui avait été accordé lors de la reconduction du bail de Sébastopol en 2010.

L’Europe ne peut remplacer ni à court terme ni à moyen terme sa dépendance au gaz russe et elle serait bien stupide de le faire. L’exploration du gaz de schiste ukrainien aboutira aux mêmes déceptions qu’en Pologne. La rentabilité n’y sera pas, comme aux États-Unis où cette bulle explosera tôt ou tard. En attendant, les États-Unis ne feront pas profiter les Européens d’une énergie subventionnée, qui leur a permis de relancer une partie de leur industrie, notamment la chimie lourde. Cela reviendrait à subventionner ses propres concurrents. Si par miracle, les recherches aboutissaient en Ukraine, l’exploitation profiterait en premier lieu à l’est de l’Ukraine, puisque les deux champs se trouvent près de Kharkov et de Donetsk. Quant à l’exploration en mer noire, c’est désormais avec la Russie qu’il faudra négocier.

Enfin, c’est la Chine qui devrait faire, grâce aux pressions occidentales, une bonne affaire, en signant prochainement un contrat très favorable sur la livraison de gaz russe (plus de détails à venir).

Les « Mistrals »

L’intérêt supérieur de la France est préservé car c’est l’option chevènementiste qui l’emporte. La bonne nouvelle est venue du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : « Pas de décision avant octobre 2014 ». Sept mois pour oublier la Crimée seront plus que suffisants. Les matelots russes vont donc arriver bientôt en France pour y être formés. Peu importe qu’il ait fallu, pour calmer les Polonais hystériques et les Américains revanchards, annuler quelques manœuvres franco-russes et envoyer quelques « Rafales » pour soutenir les vieux mono-réacteurs F-16 de l’US Airs Force (l’heure de vol du F-22 est hors de prix et le F-35 s’obstine à ne pas vouloir voler correctement). Soulignons au passage la méconnaissance totale de l’état réel des chantiers navals russes par les rédacteurs du réseau Voltaire. La Russie n’est pas en état de produire un navire comme le Mistral, elle devra pour cela reconstruire ses chantiers navals, laissés en déshérence pendant l’ère Eltsine. La France pourrait l’y aider d’ailleurs…

Le G8

Le meilleur pour la fin. Cette proposition d’exclure la Russie avait été proposée en 2008, par John McCain, et avait plutôt suscité la moquerie. Devant le choix limité de sanctions, nos malheureux occidentaux ont dû ressortir cette « punition », de la boite à malices du vieux sénateur. Soyons clairs, Vladimir Poutine s’en moque plus que de sa première Vodka, d’autant qu’avec 14% (de son PIB) d’endettement, la Russie n’a plus vraiment sa place entre le Japon et les États-Unis qui battent tous les records. Le G7 n’est qu’un club de puissances endettées sur le déclin. Washington n’a toujours pas compris, ou ne veut toujours pas admettre, que le monde a changé, et qu’il est temps d’écouter Ron Paul et Patrick Buchanan, plutôt que ces anciens trotskistes devenus néo-conservateurs. La Russie est à l’heure du G20, et les puissances européennes devraient s’y mettre au lieu de s’enferrer dans un combat d’arrière-garde, pris au piège entre l’UE et les États-Unis.

Xavier Moreau

Auteur

Xavier MoreauSaint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d'un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d'une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 14 ans, travaillant également sur l'Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.Voir toutes les publications par Xavier Moreau →

16 commentaires

  1. Thomas
    Thomas25 mars 2014

    Encore une fois merci pour la pertinence de vos analyses !

  2. GG
    GG25 mars 2014

    Votre article est un sans faute. Merci.

  3. oodbae
    oodbae25 mars 2014

    Ca fait peur. Et je tremble encore plus lorque je parle avec des allemands qui voient en Poutine le nouvel Hitler parce qu’il a annexé la Crimée. Quand je leur présente un point de vue alternatif, comme quoi la Crimée est peuplée à 60% de russes, ils m’accusent de révisionnisme. Quand je dis que l’Ukraine a connu son heure de gloire sous l’URSS, ils m’accusent de révisionnisme. Quand je dis que l’Europe ferait mieux de s’occuper de la Bulgarie et de la Roumanie, ils me font culpabiliser « ah bon, alors puisque ce na nous concerne pas, on doit laisser faire sans rien dire ». Il s’agit ici d’une véritable fuite en avant qui est très profondément entretenue par 12 ans de bashing anti-Poutine.

  4. Trolligarque
    Trolligarque25 mars 2014

    Bonjour,

    Voici le lien avec sous-titres (sont-ils bons ?) de la déclaration de Alexandre Muzytchko sur sa mort prochaine.

    https://www.youtube.com/watch?v=boaGdb2QwaI

  5. Philippe
    Philippe25 mars 2014

    Tout d’abord merci pour cet éclairage qui nous permet de rester éveillés et vigilants, dans une France qui devoir de mémoire oblige, regarde dans le rétroviseur, le centenaire de la Grande guerre et le 70ème anniversaire du D-day. Alors que sous nos yeux, à moins de 2000km de nos frontières, se déroule un chaos, préprogrammé et maintenant bien rodé qui pourrait être transposable en France, où tous les ingrédients sont déjà pré-positionnés. Il suffirait par exemple que Paris veuille se rapprocher de Moscou et retrouver un peu plus d’indépendance vis-à-vis de Washington : simple hypothèse d’école ! Vous avez lu en son temps, « La guerre probable » ou « Penser autrement » du Général Vincent Desportes. Le livre est sorti en 2008. Au regard des conflits qui se sont passés depuis, G5G ou « la Guerre de Cinquième Génération » coécrit par S.Ayoub, M.Drac et M.Thibaud me paraîtrait plus pertinent. Ce que vous décrivez aujourd’hui en Ukraine me rappelle les scénarios présentés par James Wesley, Rawles dans « Patriots » « a novel of the coming collapse ». Lorsque vous titrez « République bananière d’Ukraine, épisode 7 » on peut craindre que nous sommes au tout début d’un feuilleton, qui en fait serait cette G5G qui nous européens nous menace tous !

  6. Charles
    Charles25 mars 2014

    Merci M. Moreau pour vos lumières.
    Qu’en est-il de « la fuite des capitaux » que subirait la Russie selon la presse française ?

  7. Derrien
    Derrien26 mars 2014

    Il semble bien que ne rien faire soit la decision depuis le début , cela n’interdit pas de jouer a l’epouvantail , bien sur de moins moins de personnes ne sont dupes et affirment une grande colere dans le silence !!!!!, Poutine en excellent joueur d’échecs mène une partie de main de maîtres , il est dans son bon droit , la coalition de frappadingues va pourtant continuer à faire du courrier pour décrire leurs prises de positions constantes dans la betises du a leurs rangs

  8. ODIN
    ODIN26 mars 2014

    Monsieur MOREAU, je dois vous dire que je lis toujours vos analyses avec le même plaisir. Heureusement que nous avons un homme comme vous pour nous faire oublier tous les mensonges journaliers de notre presse main Stream.
    Faites ressortir le rôle méprisable de l’Allemagne de Madame Merkel .méprisable car elle a bien vite oublié la générosité de la Russie lors du rattachement de la RDA à la RFA.

  9. BG
    BG26 mars 2014

    Merci M Moreau. clair, précis, limpide. On attend impatiemment l’article suivant

  10. ALTHUSIUS
    ALTHUSIUS26 mars 2014

    Excellent article très informatif. Et si le but des obahamistes n’étaient pas de transformer les etats unis d’arsenal de la démocratie libérale en arsenal de l’énergie, notamment en exportant sur le continent européen son gaz de schiste et en empêchant le gaz russe d’atteindre ses marchés traditionnels ? On sent actuellement monter la grande manipulation visant à assécher la Russie de ses ressources financières.

  11. Ksenia
    Ksenia26 mars 2014

    Merci pour cet excellent article. Cela change de tout le reste dont la lecture donne envie de s’arracher les cheveux… A quand votre analyse dans Le Monde?

  12. Chantreault des Guildaes
    Chantreault des Guildaes27 mars 2014

    Merci à M MOREAU pour son magnifique article, « Ukraine épisode 7 ».

  13. Hervé
    Hervé27 mars 2014

    C’est un peu brutal et l’avenir ne vous donnera sans doute pas raison à 100%. Mais cela fait du bien de lire quelqu’un qui a ses propres opinions et qui les appuient sur des faits.
    Merci beaucoup.

  14. Zabo
    Zabo27 mars 2014

    Passionnant ! Vivement la prochaine analyse ! Merci !

  15. Serge
    Serge29 mars 2014

    Remarquable analyse. Merci.
    On pourrait souligner également, en ce qui concerne la Crimée, la maîtrise de l’approche indirecte par les forces russes (dans la grande tradition stratégique asiatique d’ailleurs…). Gagner sans combattre…
    Cela change un peu des bombardements massifs auxquels l’OTAN nous avait habitué (Serbie, Irak, etc.). La presse occidentale, dans son ignorance, et sa mauvaise foi, s’est bien gardée de souligner cette différence d’approche.

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