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République bananière d’Ukraine, épisode 10

République bananière d’Ukraine, épisode 10

République bananière d’Ukraine, épisode 10

Épisode 10 : Bienvenue dans le Donbass, par Xavier Moreau
Xavier Moreau

Xavier Moreau

Ce n’était sans doute pas une décision de la junte kiévienne que de se lancer à l’assaut du Donbass. Consciente de la faiblesse de ses moyens, elle espérait neutraliser la contestation par l’élection du 25 mai. Cet attentisme n’était cependant pas du goût des sponsors américains de Maidan, qui ont dépêché le chef de la CIA pour lancer une offensive contre les populations civiles de l’est de l’Ukraine. Ils espèrent ainsi, ou bien mâter la résistance par la force, ou – encore mieux – provoquer une intervention militaire de la Russie. Malheureusement pour la CIA, le Kremlin a appris à anticiper tous les coups tordus de Washington et est résolu à ne pas intervenir, du moins pour l’instant. Les dirigeants russes connaissent les limites des forces sur lesquelles la junte kiévienne peut compter. La garde nationale est essentiellement composée de jeunes chômeurs et de néonazis, et il est peu probable que l’armée ukrainienne accepte de tirer sur sa propre population.

Les néo-nazis ukrainiens sont comme les islamistes de Syrie. Ils ne constituent pas une unité capable de s’imposer rapidement dans le Donbass, mais ils peuvent faire basculer l’Ukraine dans une guerre interminable, qu’appelle de tous ses vœux Washington. Seuls deux pays ont le pouvoir de mettre fin à ce scénario mortel pour l’Europe, l’Allemagne et la France. C’est à ces deux puissances et à la Russie de régler le sort de l’Ukraine et surtout pas à l’Union Européenne, qui ajoute à la ruine de nos économies la réintroduction de la guerre en Europe. Ajoutons que confier la résolution de la crise à des fonctionnaires sur le point de quitter leur emploi est proprement suicidaire (Anders Fogh Rasmussen, Catherine Asthon et José Manuel Barroso).

Les milices néo-nazies peuvent évoluer avec le temps et de l’entrainement en des unités militairement compétentes. C’est ce sur quoi comptent les États-Unis et leur homme lige à la tête de la junte kiévienne, Olexandre Turtchinov. Ce pasteur évangélique fanatique est l’atout principal de l’OTAN, au côté des milices néo-nazies et des oligarques. C’est dans ce sens qu’il faut interpréter la rencontre entre Dmitro Iarosh et Igor Koloïmoski, le nouveau gouverneur de Dniepropetrovsk nommé par la junte. Le bandériste antisémite et l’oligarque mafieux, président et financier du congrès juif ukrainien, se sont finalement alliés contre l’ennemi commun, la Russie et les Russes. $10.000 sont désormais offerts par la junte, pour la capture d’un fédéraliste. Le financement de « Pravy Sektor » par l’oligarchie est désormais avéré, ce qui ramènent ce mouvement à ce qu’il est réellement : un groupe de mercenaires sans foi ni loi. Cela explique aussi d’où proviennent les 2,5 millions de grivna (220.000 $US), nécessaires au dépôt de candidature de Dmitro Iarosh et explique son statut « d’intouchable ».

Leur première prestation n’a pas été très concluante, puisqu’elle s’est soldée par un échec. Les fédéralistes ont pu exhiber les équipements récupérés sur les néonazis. La presse française s’est contentée de ne montrer que la carte de visite de Iarosh, dénonçant immédiatement un faux. Pourtant, le plus intéressant n’est pas cette carte de visite, ni la MG-42, mais le permis de conduire d’un certain Mikhaïlo Alexandrovitch Stanislavenko, né le 19 avril 1983. Nous comptons sur les médias russes pour retrouver le propriétaire du permis (la chaîne NTV était parvenue, il y a 6 ans, à retrouver le propriétaire du passeport américain perdu lors de la débâcle en Ossétie. NTV avait même découvert que le mercenaire, Mikhaïl Lee Walter, avait travaillé en ex-Yougoslavie au moment de l’épuration ethnique de la Krajina par les services secrets allemands et l’armée américaine). Dans une triste vidéo, les défenseurs de Slaviansk ont présenté Vitaly Kovaltchouk, un des attaquants du « check point ». Le gamin de « Pravy Sektor » pensait bénéficier dans le Donetsk de la même impunité qu’à Maïdan… Hier encore, un membre du groupe néonazi, Dmitry Tomarievskovo, a été arrêté à Slaviansk lors d’une mission de reconnaissance.

Iarosh vient d’annoncer la création d’un « bataillon du Donbass » et le transfert de son « état-major » à Dniepropetrovsk, à proximité de son principal bailleur de fonds. La réaction de la junte à cette violation flagrante de l’accord de Genève promet d’être intéressante.

Le temps joue contre l’OTAN

Les accords de Genève peuvent être interprétés comme une première étape vers la paix, mais il nous faut mesurer notre enthousiasme. Gardons à l’esprit que la parole internationale des États-Unis ne vaut rien : d’une part parce que, tout accord est considéré comme du temps obtenu pour préparer une relance des hostilités ; d’autre part, parce que le gouvernement américain n’a pas un contrôle réel de sa politique étrangère. Barack Obama était-il au courant du voyage de son chef des services secrets à Kiev ? Savait-il que ce dernier allait lancer une opération militaire contre l’est de l’Ukraine ? Rien n’est moins sûr. La meilleure garantie pour une issue pacifique de ce conflit est la supériorité militaire et économique de la Russie, associée à la sagesse retrouvée des dirigeants français et allemands.

Comme nous l’avons expliqué dans nos analyses précédentes, la stratégie de la Russie n’est pas d’intervenir militairement mais d’attendre que l’Ukraine s’écroule économiquement. Chaque jour qui passe est une prise de conscience supplémentaire pour la junte ukrainienne de la dépendance de son économie nationale envers la Russie. Les puissances européennes, aveuglées par l’UE, sont elles aussi en train de comprendre l’interdépendance de leurs économies.

La presse française nous répète que la Russie a perdu l’Ukraine, pourtant c’est exactement le contraire. Si l’OTAN ne réussit pas à faire basculer le pays dans la guerre civile d’ici 6 mois, c’est elle qui perdra l’Ukraine. L’alliance pourra garder une certaine influence sur une « république autonome de Galicie », où les mouvements néonazis ont apprécié le soutien qui leur a été apporté… Cela dit le peu d’argent que les États-Unis sont capables d’investir dans la région, les rend de moins en moins attractifs.

L’autre échéance qui menace les États-Unis et qui pourrait se produire d’ici la fin de l’année, est son pic de production en matière de gaz de schiste. Le mirage s’évanouit peu à peu, contrairement aux illusions entretenues ces dernières années par la presse atlantiste (Fabrice Nodé-Langlois s’est avéré aussi incompétent en matière énergétique que sur sa compréhension de la Russie lorsqu’il était correspondant du Figaro à Moscou). Même les analystes les plus optimistes tablent désormais sur une augmentation de la consommation de gaz naturel aux États-Unis et donc une augmentation sensible du prix. Le champ gazier à observer avec attention est celui de marcellus shale en Pennsylvanie, sans lequel la production américaine serait déjà en train de baisser.

Barack Obama a autorisé l’exportation du gaz de schiste non pas pour sauver l’Ukraine et l’Europe de la dépendance gazière russe, mais parce que les prix pratiqués sur le marché américain en annihile la rentabilité. La fin du gaz de schiste aux États-Unis pourrait provoquer une crise très grave outre-Atlantique, car les prix bas pratiqués ont en rendu son économie extrêmement dépendante. Ces prix ont en outre découragé les investissements en infrastructures, ce qui aura des conséquences dramatiques quand les États-Unis devront de nouveau importer massivement du gaz. Ils pourront toujours reprendre le projet avorté de terminal GNL avec Gazprom. Cela relancerait pour de bon l’exploitation du champ gazier de Chtokman avec Total et ENI. En attendant les principaux acteurs pétroliers occidentaux sont en Russie, et bien content d’y être.

En fait les États-Unis et l’OTAN ont une fenêtre de quelques mois pour lancer une guerre civile en Ukraine, qui puisse avoir des conséquences économiques graves en Europe et tirer profit, comme en 1914-1918 et en 1939-1945, d’une guerre civile européenne, même si elle n’est qu’économique.

Washington a cependant remporté une première victoire, non pas contre la Russie, mais contre la France. Les organisateurs d’« Eurosatory » viennent en effet d’annoncer que les sociétés russes pourraient boycotter l’exposition, ce qui constituera une perte sèche pour le salon. La France est en train de perdre, par la faute de son alignement sur les États-Unis et son soutien à la junte libéralo-nazie de Kiev, son principal relai de croissance en Europe pour son complexe militaro-industriel. Elle perd également sa réputation de partenaire fiable et indépendant.

Choc de civilisation

Nous avons cherché dans l’Histoire un précédent, où une puissance européenne aurait froidement massacré ses propres alliés, ou sa propre population, pour faire endosser les exactions par son ennemi et ainsi le discréditer. Certains gouvernements se sont attaqués aux plus faibles ou ont exterminé leurs anciens alliés sans pitié, ce fut le cas de l’Allemagne hitlérienne. D’autres ont massacré des millions de paysans innocents, comme le Polonais Dzerjinski ou le Géorgien Staline. Ce dernier a également tenté de faire porter la responsabilité du massacre de Katyn aux Allemands. Les pires criminels de tous les temps ont tenté de cacher les massacres qu’ils avaient commis, ou d’en faire porter la responsabilité à d’autres. Mais jamais dans notre civilisation nous n’avons tué nos propres amis pour faire accuser notre adversaire. Seuls les États-Unis et l’OTAN sont capables de cela, et c’est ce qu’ils ont commencé à faire en Ukraine de l’est après l’avoir fait en Yougoslavie (marché de Markalé, bombardement des colonnes de réfugiés albanais au Kosovo), en Syrie (attaque à l’arme chimique sur les populations civiles pour faire accuser Bachar el Assad), ou à Kiev (snipers pour abattre les manifestants et les membres des forces de l’ordre, couverts par Catherine Ashton). Sans grande imagination, l’OTAN nous rejoue le même scénario depuis 25 ans, comme si internet n’existait pas, pour mettre en lumière ces provocations grossières. Nous avons eu le tractage antisémite bidon à Slaviansk, le meurtre de responsables gouvernementaux, de journalistes, les attaques contre les Roms, nous avons eu l’esquisse d’un camp de concentration avec des rumeurs de tortures à Slaviansk. Cette panoplie est tellement grotesque que même la très soumise presse française hésite à la reprendre et à matraquer le peu de lecteurs qui lui reste. La pression d’internet est désormais trop forte sur les journalistes français, qui ne souhaitent pas passer pour des menteurs patentés de manière trop flagrante.

Pour comprendre les événements en Ukraine, il est important de garder à l’esprit, que les États-Unis ne font pas partie de notre civilisation, et que les valeurs occidentales sont à l’exact opposé des valeurs européennes. Nous ne pouvons pas imaginer qu’un gouvernement puisse s’allier avec des islamistes ou des néonazis, ni qu’ils puissent massacrer ses propres amis, parce que nous sommes issus d’une civilisation reposant sur mêmes les valeurs chrétiennes, orthodoxes ou catholiques. Mêmes si les dirigeants occidentaux paraissent nous ressembler, nous sommes ontologiquement, socialement et sociétalement, l’opposé des États-Unis. Leur sauvagerie sans limite est la conséquence de leur prétendue élection divine et de leur insatiable volonté de puissance. C’est ainsi qu’en chassant l’OTAN de Crimée, la Russie a offert à la nouvelle Europe sa première victoire et un premier pas vers sa libération.

Xavier Moreau

Crédit photo : The Global Panorama via Flickr (cc)

Auteur

Xavier MoreauSaint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d'un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d'une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 14 ans, travaillant également sur l'Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.Voir toutes les publications par Xavier Moreau →

21 commentaires

  1. Vladkr
    Vladkr24 avril 2014

    Pensez-vous que le pas, plus symbolique que concret, mais néanmoins soudain que vient de faire la Turquie (membre de l’OTAN) vis-à-vis de l’Arménie est un signe précurseur d’une future offensive occidentale – révolution colorée – dans ce pays, allié traditionnel de la Russie ?

    • GG
      GG25 avril 2014

      La Turquie s’est surtout singularisée ces dernières semaines en permettant à ses amis islamistes en Syrie d’y attaquer un village peuplé d’arméniens…
      http://fr.ria.ru/world/20140401/200879950.html
      Les beaux discours ne sont pas vraiment appuyés par des actes comparables.

  2. ODIN
    ODIN24 avril 2014

    Monsieur Moreau je vous lis fidèlement et je partage toutes vos analyses, mais je pense que vous vous trompez lorsque vous comptez sur la France et l’Allemagne pour redresser la situation. Ces deux pays sont beaucoup trop sous influence sioniste pour jouer un rôle bénéfique. Je pense que lorsque le vin est tiré, il faut le boire. Cela sera hélas pas sans conséquences. C’est pourtant le seul moyen de régler le problème et j’ai la plus grande compassion pour l’armée russe .
    Les dirigeants US, sans aucuns scrupules nous entrainerons dans une guerre épouvantable qui très vite sera thermonucléaire. Que Dieu nous préserve., mais c’est le prix à payer, alors préparons nous..

  3. B
    B24 avril 2014

    Comme l’écrit Odin, il y a peu à attendre de la France d’aujourd’hui et de l’Allemagne pour les raisons que nous connaissons. Que va faire Hollande très prochainement en Géorgie ? Si ce n’est en accélérer l’adhésion à l’OTAN et son intégration dans l’U.E.! Ne sous-estimons pas non plus, le chantage que pourrait faire Washington sur Paris en activant, sur notre sol, l’explosif communautaire « dormant » et ce en cas d’un refus de non alignement. Que penser aussi de la planche à billets américaine qui finance à peu de frais, l’aventurisme militaire au détriment des budgets adverses ?

  4. Thomas
    Thomas25 avril 2014

    Merci de toujours suivre avec précision la crise ukrainienne !

    Selon vous, que peut faire la Russie pour soutenir les fédéralistes de l’Est principalement dans l’oblast de Donetsk ?

    Intervenir militairement ? Votre article laisse entendre que c’est le souhait de l’Otan pour avoir un prétexte idéal de plus pour diaboliser la Russie !

  5. Jean Louis
    Jean Louis25 avril 2014

    Vous vous lancez dans une pure spéculation sur l’industrie du gaz de roche mère aux USA. En vous référant aux projections tendancieuses d’un trader américain Bill Powers, adepte des énergies alternatives, comme le serait José Bové et Barbara Pompili !
    Aucun institut officiel américain n’entrevoit la fin du gaz de schiste. Nous assistons à un déséquilibre complet du marché en raison des quantités énormes à disposition, et les investissements en cours ou déjà concrétisés sont loin d’une éventualité de fin d’exploitation.
    J’avais pris l’habitude de relayer vos textes sur l’Ukraine. Je ne le ferai pas pour celui-ci sans que vous en disiez plus sur ce qui vous amène à ces conclusions.
    En espérant que le reste de vos informations sur l’Ukraine soient bien documentées.
    J’avais déjà écrit une réponse au commentaire d’un @charles sur le papier d’Arnaud Leclercq, censuré ce qui est très déplaisant quant au fonctionnement du site.
    Vous suspectez d’atlantisme ceux qui regardent l’évolution rapide et cruciale du marché mondial de l’énergie (ce qui n’est pas votre spécialité) , mais à quelle école appartiennent ceux qui cultivent le déni de réalité ?
    L’économie des shale gas aux USA est sans lien avec la crise ukrainienne.

    • Realpolitik.tv
      Realpolitik.tv25 avril 2014

      Bonjour, nous faisons en sorte de modérer au minimum. Nous ne supprimons les commentaires que lorsque leurs contenus contreviennent à la législation.
      Cordialement. Realpolitik.

    • millesime
      millesime27 avril 2014

      Jean-Louis, je vous invite à lire le site
      http://www.mondialisation.ca

      des articles intéressants sur le gaz de schistes notamment

    • Driller
      Driller29 avril 2014

      Jean Louis, M. Moreau a parfaitement raison quand il évoque le gaz de roche mère aux usa.
      allez-donc voir ce site http://petrole.blog.lemonde.fr/
      Matthieu Auzanneau est un vrai spécialiste du pétrole et du gaz. Prenez quelques heures pour lire TOUS ses articles ainsi que tous les commentaires. On en reparle après…

  6. Elena
    Elena25 avril 2014

    Je me demande d’où vient la photo qu’illustre votre article? Parce que sur cette photo je vois le drapeau de l’opposition biélorusse, où il est écrit « Жыві Беларусь » – Vive la Bélarus.
    En ce qui concerne le contenu de l’article – j’adhère à tout ce que vous dites. Merci beaucoup pour vos analyses approfondies et détaillées. Je suis originaire de Biélorussie et, franchement, j’ai arrêté de regardé la télévision française car je ne supporte plus la façon unilatérale avec laquelle on donne les informations. En effet les journalistes n’informent plus, mais ils conditionnent l’opinion public.
    Merci encore.

  7. Charles
    Charles26 avril 2014

    « Les États-Unis ne font pas partie de notre civilisation », cependant ils en sont issus, comme le protestantisme est issu du catholicisme — tandis que l’orthodoxie ne paraît pas engendrer quelque chose de semblable. L’Église catholique penche plus vers les protestantismes que vers les chritianismes traditionnels, comme l’Europe fait plus vers l’OTAN que vers l’Eurasie. À cet égard, la canonisation du pape polonais est un symbole contraire à la réunion de la Crimée à la Russie : signée par la précipitation qui caractérise la civilisation angloaméricaine, elle honore un acteur reconnu de la mise en place de l’unipolarité et du triomphe des valeurs de l’ « americain way of life ».

    • Elena
      Elena28 avril 2014

      « …cependant ils en sont issus, comme le protestantisme est issu du catholicisme — tandis que l’orthodoxie ne paraît pas engendrer quelque chose de semblable. »

      Charles, vous vous trompez là. L’orthodoxie et le catholicisme ont exactement les mêmes valeurs. Je suis orthodoxe. On a exactement les mêmes fêtes, les mêmes traditions. Les deux églises se sont séparées en 1054. Comme d’habitude, c’était plutôt la question de partage de pouvoir que d’autre chose, plus tard quelques différences dans les coutumes sont installées. Мais dans le fond les deux églises ont les mêmes racines.

      • Charles
        Charles28 avril 2014

        Je voulais dire qu’il ne semble pas que l’orthodoxie ait engendré quelque chose comme le protestantisme. Non seulement ce dernier vient du catholicisme, mais il en est une tendance permanente. En forçant le trait, on pourrait dire que la différence entre le catholicisme et l’orthodoxie, c’est le protestantisme : latent ou patent dans le premier, absent dans la seconde. La question est plutôt du côté des branches, ou même des fruits, que des racines.

  8. vladkr
    vladkr26 avril 2014

    Il n’y a rien de bon à attendre ni de la France, ni de l’Allemagne.

    Souvenez-vous du fameux « méga-contrat » des ravitailleurs de l’US Air Force qu’EADS avait gagné en 2008, et que le gouvernement Américain a annulé au bénéfice de Boeing.

    La France et l’Allemagne n’ont pas levé le petit doigt, alors pourquoi le feraient-elles maintenant ?

    Même économiquement très affaiblis, les États-Unis continuent à intimider et impressionner les pays occidentaux.

  9. Boreas
    Boreas26 avril 2014

    Bah, commencez donc par supprimer le commentaire du faux Boreas qui, le 24 avril 2014 à 8:05, a usurpé mon pseudo.

    • Realpolitik.tv
      Realpolitik.tv28 avril 2014

      Nous avons modifié son pseudo.
      Cordialement.

  10. greg
    greg30 avril 2014

    Ukraine / Krajina => http://www.youtube.com/watch?v=lds9SKz8ptY

  11. moderato si cantabile
    moderato si cantabile30 avril 2014

    Ce qui m’étonne, moi, française de récente date mais européenne depuis …le noir des siècles, c’est la dispersion de la « résistance » française.
    Vous êtes nombreux, ces « résistants », des économistes, des spécialistes en géostratégie, des spécialistes en industrie…et + + +.
    Il y en a aussi des politiques avec de l’expérience en « diplomatie internationale », comme Védrine, Charasse, Chevènement… tous parlent depuis longtemps des mêmes choses, mais chacun reste dans son coin… en soignant sa chapelle.
    Comment est-il possible que toute la grandeur de la France (que moi j’ai apprise et que j’ai découverte dans des livres présents dans des bibliothèques des plus obscurs des villages de l’Est de l’Europe) ait désertée la France.
    Mais bon sang, réveillez-vous, les Français !

    • Vladkr
      Vladkr1 mai 2014

      Le meilleur moyen de détruire un système, c’est d’en faire partie, et d’en inspirer la confiance… et ça, ça prend du temps.

  12. ALTHUSIUS
    ALTHUSIUS2 mai 2014

    La démonstration de l’influence des thèmes occidentaux face aux cultures européennes et de leur opposition « onthologique » a été faite par un ancien ambassadeur nord étasunien et envoyé spécial au Kosovo (toujours les mêmes ficelles) dans un article d’un groupe de pression (http://www.project-syndicate.org/commentary/christopher-r–hill-calls-on-the-west-to-prepare-for-a-long-struggle-with-a-revanchist-russia) dans lequel il reproche à la Russie de quitter les règles du jeu occidental et invite les otaniens (the west) à se préparer à un long combat contre les revanchistes.

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