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République bananière d’Ukraine, épisode 4, saison 2

République bananière d’Ukraine, épisode 4, saison 2

République bananière d’Ukraine, épisode 4, saison 2

Épisode 4 : vers l’effondrement, par Xavier Moreau

Le système ukrainien poursuit son effondrement politique, économique et militaire. Le calcul du Kremlin, qui consistait à attendre, que les réalités économiques ramènent le gouvernement oligarchique à la raison, semble fonctionner. La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir s’il restera quelqu’un pour assumer les réformes constitutionnelles qui aboutiront à la fédéralisation du pays.

Xavier Moreau

Xavier Moreau

Situation militaire

Le 19 août dernier, Kiev a lancé une nouvelle fois ses forces à l’assaut, et de nouveau sans résultats. En fait, les rebelles laissent approcher les troupes ukrainiennes, et en combat rapproché, la supériorité de l’infanterie de Nouvelle Russie fait la différence, particulièrement contre des troupes démoralisées, ou trop habituées aux beuveries de Maïdan. L’artillerie rebelle, plus professionnelle et manœuvrière, emporte régulièrement les duels contre celle de Kiev, qui ne peut que riposter en bombardant les agglomérations à l’aveuglette.

Les tergiversations sur le convoi humanitaire russe ne sont pas liées à la possibilité que les Russes y aient caché une division parachutiste ou des T-90, mais au fait, que cette aide remet en question les efforts de Kiev pour affamer les habitants de Nouvelle Russie. Toute la stratégie de la Junte repose sur l’espoir de répéter ce qui s’est passé à Slaviansk. Notons que la tentative de couper l’approvisionnement en eau à Donetsk a échoué, l’administration de la ville ayant réussi à rétablir les stations de pompage. Fatigués de l’anarchie kiévienne et confiants dans la maîtrise du terrain par les guerriers de la LNR, les Russes ont envoyé leur convoi qui est arrivé aujourd’hui à Lougansk. La crise humanitaire est désormais impossible à nier pour Kiev, d’autant plus que son armée en est également victime.

L’OSCE continue de donner raison à la Russie, et les soldats ukrainiens, faute de combattre efficacement les guerriers du Donbass, en sont réduits à tourner des vidéos où ils se font passer pour des soldats russes prisonniers. Tandis que Pravy Sektor et le SBU torturent et brutalisent leurs prisonniers, l’armée de Nouvelle Russie met un point d’honneur à traiter les siens correctement. Les Ukrainiens capturés sont autorisés à appeler leur famille restée sans nouvelles. L’effet est dévastateur à l’arrière, car Kiev nie l’hécatombe dont son armée est victime. C’est une nouvelle fois le choc entre la sauvagerie de la modernité occidentale et l’Europe chrétienne.

Les Russes n’ont pas besoin d’envoyer du matériel car, comme le soulignait non sans humour le premier ministre de la DNR, Alexandre Zakharchenko, le fournisseur unique et fiable en matière d’armements pour les rebelles reste l’armée ukrainienne. Du côté russe proviennent certainement des volontaires et de l’argent, mais cette guerre est une guerre civile, que Kiev est en train de perdre, faute d’avoir voulu l’admettre.

Il semblerait que la contre-offensive annoncée régulièrement depuis 3 semaines a commencé. Sur tous les points du front, les forces kiéviennes reculent. L’objectif de la Nouvelle Russie est de contrôler totalement la zone tampon avec la frontière russe et ses liaisons avec Lougansk. Ces premiers objectifs atteints, les fédéralistes pourraient se retourner, si leurs réserves le leur permettent, vers Slaviansk et Marioupol. Les jours qui viennent devraient être décisifs.

Stalingrad puis l’offensive du Têt et peut-être le débarquement du 6 juin 1944

L’état-major de Nouvelle Russie a accompli Stalingrad, car il a contenu les forces d’invasion, tout en préparant sa contre-attaque. Il est sur le point d’accomplir l’offensive du Têt par une attaque qui révèlera aux opinions ukrainiennes et occidentales que la guerre est loin d’être gagnée par Kiev et peut même être perdue. Enfin, dans la mesure où le gouvernement de Kiev a envoyé la majeure partie de ses forces s’épuiser sur le Donbass, il a créé un vide entre Donetsk et les autres villes de l’est : Kharkov, Zaporojie ou Dniepropetrovsk. L’armée allemande s’est retrouvée dans la même situation après la bataille de Normandie.

À la demande de l’ambassade des États-Unis, les médias français ont expliqué cette débâcle par un changement de stratégie, « un calcul intelligent », comme l’a appelé Harold Hyman. Tout aussi incompétent que ses homologues français, il mélange allègrement munitions éclairantes et bombes au phosphore, comme Frédéric Encel confond les T64, fabriqués à Kharkov, avec des T72. Admettons pour sa défense que contrairement à ses confrères français, le journaliste américain a au moins le mérite d’être sympathique et rigolo.

Situation économique

Le Premier Ministre Iatsenouk, que certains avaient tendance à considérer, à tort, comme modéré et raisonnable, se ridiculise avec ses sanctions contre la Russie. Les Européens ont appris avec effarement qu’il était question de couper les arrivées de gaz, du côté ukrainien. L’incrédulité a succédé à l’effarement quand il a proposé la privatisation partielle du réseau ukrainien de transit du gaz russe. Les installations sont dans un tel état de délabrement, que personne ne voudra sérieusement y investir. Shell a d’ailleurs immédiatement décliné l’offre, préférant collaborer avec la Russie. Tout le monde attend « South Stream », alors que les Bulgares, qui ont été menacés par John MacCain et l’UE, ont gelé le projet contre leurs propres intérêts. Il sera intéressant de voir comment le gouvernement bulgare expliquera cela à sa population, cet hiver, si Kiev coupe le gaz.

En effet, l’hiver arrive, mais pas le gaz. Les approvisionnements alternatifs se révèlent être une fable, comme nous l’avons annoncé depuis le début. Au déficit de gaz, qui empêchera de chauffer correctement les maisons pendant l’hiver, et d’avoir de l’eau chaude, s’ajoute celui du charbon (majoritairement extrait dans le Donbass). Dans 40 jours, l’Ukraine va passer du statut d’exportateur à celui d’importateur. La production d’électricité, où l’Ukraine est également exportatrice devrait être gravement affectée, notamment à Kiev. Dans la mesure où les Ukrainiens se sont précipités sur les chauffe-eau et les chauffages électriques, il faut s’attendre à des « black-out » cet hiver. L’aide du FMI est prévue pour le 29 août, mais elle n’est pas garantie. Étant donné la situation, le ministre de l’économie, Pavel Sheremet, a démissionné le 21 août.

Situation politique

La démission du ministre de l’économie n’est pas un cas isolé. Parouby a quitté le conseil de sécurité national complètement, après avoir renoncé il y a deux semaines au secrétariat général. Tatiana Tchernovol, autre figure hystérique du bandérisme militant a, quant à elle, quitté son ministère de la lutte contre la corruption.

Le gouvernement ukrainien s’est soumis aux menaces de Iarosh. Le chef du « Pravy Sektor », ne supportant pas que ses sbires soient arrêtés pour trafic d’armes, avait menacé de quitter le Donbass pour remonter sur Kiev. Des rumeurs circulent, sur le fait que Petro Porochenko aurait demandé son élimination et que les unités nazies, dont l’absence de professionnalisme en fait des cibles faciles pour les rebelles, seraient envoyées dans les zones les plus dangereuses pour y être taillées en pièces (le déploiement tragi-comique de cette unité sur cette vidéo, entrainerait un renvoi immédiat de l’École d’Application de l’Infanterie). Plusieurs leaders radicaux ont ainsi été blessés ou tués. L’efficacité de Iarosh n’est pas sans nous rappeler celle d’un autre grand stratège de la deuxième mondiale.

L’arbitraire règne partout en Ukraine. Les enlèvements et les tortures se multiplient. Les échanges de prisonniers et des dépouilles mortuaires apportent des témoignages effrayants sur les traitements subis dans les geôles de Kiev. Comme si cela ne suffisait pas, le Président Porochenko a signé un décret autorisant une détention de 30 jours sans décision d’un juge. Comme quoi, les valeurs américaines finissent par se répandre en Ukraine.

Maïdan a été déblayé, au moins en partie. Vitali Klitchko a mis la main à la pâte et n’a jamais été aussi populaire que depuis qu’il remplit des bennes à ordures, en évitant de parler. Le gouvernement ne passera donc plus devant le soviet de Maïdan. Cela n’a pas éveillé de protestation chez Anne de Tinguy, qui s’était pourtant laissée, avec beaucoup de sensualité, submerger par le bonheur, le 26 février dernier, devant l’érection de ce système politique fabuleux et original.

Dans les Carpates, les Hongrois demandent désormais leur autonomie, avec le soutien du parti nationaliste hongrois, le Jobbik. On sourit, en pensant à ceux, qui voulaient unir les nationalistes de toute l’Europe. Nous attendons avec impatience la réaction de Svoboda et de son leader Tiagnibok. Pour Kiev, la situation est des plus délicates. La Hongrie est non seulement membre de l’OTAN, mais aussi un pays ami de la Russie, dont elle partage les valeurs chrétiennes, en attendant de transporter son gaz.

Relation russo-ukrainienne

Le Président Porochenko s’apprête à rencontrer Vladimir Poutine à Minsk, le 26 août prochain, mais sa marge de manœuvre est limitée. Yulia Timochenko, qui n’a toujours pas digéré sa défaite aux présidentielles, l’attend en embuscade avec une accusation de trahison, pour le cas où le Président ukrainien accepterait la fédéralisation. Elle est soutenue par Igor Kolomoïski, qui est en train de s’emparer d’Odessa et qui peut mettre à la disposition de la « princesse du gaz », son armée privée, que composent les bandes armées du « Pravy Sektor ».

Si Porochenko veut faire bouger les choses et notamment la constitution ukrainienne il devra, tôt ou tard, mettre sa démission dans la balance. Élu pour faire la paix, il est de plus en plus impopulaire en Ukraine et risque de perdre les élections parlementaires. Il bénéficierait dans ce cas-là des soutiens français et russe. La question est de savoir, si Angela Merkel, qui doit le rencontrer à Kiev le 23 août, sera capable d’oublier son propre revanchisme anti-russe.

La Russie est désormais le seul pays qui semble s’intéresser aux résultats de l’enquête sur la destruction du Boeing malaysien. Gageons que la publication du rapport, si elle a lieu, devrait être un grand moment dans l’histoire des médias français, dans le même genre que l’assassinat de James Foley, soit disant détenu par Bachar al-Assad depuis 2012.

Échec des sanctions

Les sanctions sont un échec quasi-total. L’UE, qui ne doute décidemment de rien, vient de demander à l’Amérique du Sud de sanctionner la Russie, ainsi qu’à la Serbie. La réponse ne s’est pas fait attendre des uns comme des autres. Côté américain, c’est sur la Chine et la Corée que Washington espère, avec beaucoup d’optimisme et de candeur, faire pression. Le Japon continue à faire semblant. Les agriculteurs russes et serbes peuvent ainsi dire un grand merci à l’UE et à l’OTAN. De son côté la Russie battra en 2014 son record de production de blé, et vient d’ailleurs de signer un contrat de livraison avec l’Égypte dans le cadre de la reprise de la politique arabe, héritée de l’Union Soviétique. Grâce aux sanctions, la valeur en bourse des actions des sociétés agricoles russes a augmenté de 20%.

Les 125 millions d’euros proposés par l’UE n’étant qu’une goutte d’eau dans l’océan du désastre, les idéologues européistes tentent d’expliquer aux producteurs européens que c’est encore plus dur pour les Russes. Même si cela était vrai, ce serait une bien piètre consolation pour les paysans français, qui, contrairement à Bruxelles et Washington, ne sont pas en guerre contre la Russie. Pas plus pour les Lettons, qui n’en peuvent plus eux aussi, ou que les Espagnols, qui protestent désormais ouvertement. Le pauvre Jacques Rupnik voyait dans la crise ukrainienne un test pour l’Europe (en fait l’UE, mais la nuance est trop subtile pour son enthousiasme de supporter de football). Il va être servi.

L’UE et l’OTAN vivent toujours dans les années 1990, et il est temps que la France rentre dans le XXIème siècle et cesse de s’occuper des caprices de la Pologne pour se tourner vers les BRICS et l’Asie. Dans l’immédiat, la France a bien joué sa partie lors du salon de l’armement, qui s’est tenu à Moscou du 13 au 17 août, et où Dimitri Rogozine a annoncé que les sociétés qui avaient été présentes dans les moments difficiles ne seraient pas oubliées.

Concernant Exxon Mobil, que nous avions évoquée lors de notre dernière analyse, la compagnie pétrolière n’a pas manifesté d’intérêt pour les tuyaux rouillés de Naftogaz. Elle a, en revanche, inauguré en direct avec Vladimir Poutine et Igor Setchine (qui se trouve sur toutes les listes de sanctions) son premier forage américano-russe en Arctique, le 9 août dernier.

La Russie attend donc calmement que la situation se décante. Les contre-sanctions ont été comme une douche froide pour l’UE qui, visiblement, pensait que Moscou se laisserait punir comme un enfant pris en faute. Le gouvernement français, dont il faut saluer une nouvelle fois la persévérance sur le Mistral, s’est laissé entraîner dans ces sanctions stupides et stériles en raison de la nullité des « spécialistes » qu’il consulte sur les questions russes et ukrainiennes. Les journalistes français doivent, bien entendu, ne jamais être consultés, et les Gomart, Encel, Tertrais, Rupnik et autres Heisbourg, dont l’incompétence nuit gravement aux intérêts français, doivent être mis à l’écart. La Fondation pour la Recherche Stratégique et l’IFRI doivent se remettre en cause urgemment, impérativement et sérieusement.

En conclusion

Pour finir sur une note humoristique, nous présenterons un exemple filmé, de la manière dont on joue avec les enfants en Galicie. Cela ressemble davantage à une cérémonie Vaudou, et on se dit qu’après une enfance pareille, même Oleg Tiagnibok a des excuses…

Enfin, ultime et excellente nouvelle, un budget pour la constitution de Russia Today en français, de 29 millions d’euros, a été voté. Le Kremlin a fini par prendre en compte l’absence de liberté d’expression en France et tente désormais d’y porter remède.

Xavier Moreau

Crédit photo : DR

Auteur

Xavier MoreauSaint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d'un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d'une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 14 ans, travaillant également sur l'Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.Voir toutes les publications par Xavier Moreau →

25 commentaires

  1. DUGUESCLIN
    DUGUESCLIN23 août 2014

    Excellent résumé avec une vue d’ensemble très claire.

  2. Zabo
    Zabo23 août 2014

    Ah que cela fait du bien de lire vos billets Xavier Moreau ! Un peu de clarté et de fraîcheur dans le cloaque de l’actualité ! Bravo à la sagesse russe en face de l’esprit dévoyé et confus des ennemis de l’humanité ! Dieu garde Nouvelle Russie et ses ressortissants et leur donne la victoire !

  3. django renard
    django renard23 août 2014

    Très bon article, où foisonnent d’excellents liens (« la Tenaille » m’a bien fait rire…).

    Chapeau également pour votre intervention sur Mir24 du 10/07 dernier, où votre prestation en russe a fait honneur aux français russophones dont je fais partie…

    Et cette nouvelle de la prochaine création d’un Russia Today français me remplit d’aise : j’aurais grand plaisir à travailler avec eux à mettre au monde ce bébé qui ne pourra que nous ravir, et je vais suivre cela de près…

    Un grand Merci pour votre chronique, Monsieur Moreau !

  4. Nihil
    Nihil23 août 2014

    D’accord avec Bertrand. J’espère que vous aurez prochainement accès à des media moins confidentiels (sans être autant « officiels ») et que vous pourrez contre-balancer les tonneaux d’âneries qui sont notre lot quotidien (étaient, d’ailleurs, car pour ma part je ne regarde plus que certains sports et des films comiques – pas besoin de films sérieux, j’ai la « vie courante » à regarder et à vivre)

  5. JCROIG
    JCROIG23 août 2014

    Bonjour M. MOREAU,
    Vous n’imaginez pas à quel point il est salutaire de vous lire quand on vit sous la propagande américaine.
    J’avais dans un précédent commentaire fait état de la nécessité d’un RT en français (même si je comprends l’anglais et l’espagnol) pour éclairer les masses. Ce vœux est exhaussé.
    Cependant à la différence des peuples bombardés et affamés du Donbass, je vais pouvoir passer un bon repos dominical.
    Que peut faire un patriote et un européen pour aider la cause ?
    Veuillez agréer, Monsieur, mon sincère et profond respect pour votre œuvre

  6. Serge Laurou
    Serge Laurou23 août 2014

    Petit Kriegspiel : que va-t-il se passer lorsque le consortium USA/UE aura perdu la partie dans le Donbass? Quel sera le coup suivant? A votre avis (sans être Madame Soleil)?

  7. Gleb
    Gleb23 août 2014

    Bonjour, Mr MOREAU.

    Merci beaucoup pour votre analyse.

    Un très bon travail! (comme d’habitude).

  8. bobforrester
    bobforrester23 août 2014

    bonjour

    Et merci de nous avoir informés et distraits à la fois !

  9. Yéti déporté au Benêtland
    Yéti déporté au Benêtland23 août 2014

    Praviy Sektor supportera jusqu’à quand de servir Sorros, Rothschild qui s’occupe de vendre les avoirs de Porochenko, d’être du coté d’Obama, symbole du métissage ploutocratique mondialiste, de rentrer dans l’UE LGBT-immigrationiste-remplaciste-islamiste, de laisser dépecer l’Ukraine par des étrangers et de servir d’idiots utiles et chair à canon aux oligarques … ?

  10. ElisaB
    ElisaB23 août 2014

    Enfin un résumé clair et précis d’évènements faisant l’objet d’une désinformation totale en France.

  11. Poinsard
    Poinsard23 août 2014

    Bonsoir monsieur Moreau,

    Il n’y aurait pas toutes ces victimes tant humaines qu’économiques, ça ferait un film (divertissant?) des années 70 avec comme titre:  » Les Charlots à l’ouest…de l’Oural ».
    Plus sérieusement je me réjouis de votre compte-rendu et j’attends avec intérêt « Aujourd’hui la Russie » chrétienne.
    Que va donc inventer le mondialisme maintenant qu’il met en place son califat ingérable ….

    Bon dimanche.

  12. MankindFails
    MankindFails23 août 2014

    Excellent article, bien écrit, interessant et amusant. Bravo !

    Comme je dis depuis le début le problème des sanctions est que les Russes sont très solides en général et surtout pour les standards Occidentaux d’aujourd’hui. Alors pour eux un petit dix ans à se serrer la ceinture pour la patrie ça ne leur fera pas peur. En Europe par contre bonjours les émeutes…

  13. Raji
    Raji23 août 2014

    excellent cher Xavier moreau comme a chaque fois que vous presentez l’actu ukraino russe !!! bravo monsieur !
    je suis tres heureux de lire qu’une chaine de tv russia today EN FRANCAIS va sortir !!! enfin de la vraie info en fr !!! merci !!! nous sommes comme emprisonnés ici en France !!!

    saber

  14. Eleutheria
    Eleutheria24 août 2014

    Compte tenu de la supériorité numérique des forces de Kiev, ne faudrait-il pas un effondrement total de son armée pour que les séparatistes (ou fédéralistes, s’ils le sont encore) puissent espérer reprendre Slaviansk ou Marioupol ? D’ailleurs, est-il réellement envisageable pour une armée sans marine de prendre et conserver une ville côtière ?

    J’en profite pour signaler que pendant les vacances de Jacques Frère (sur NationsPresse.info) il est possible de se tenir au courant de l’évolution de la situation tactique grâce aux cartes tenues régulièrement à jour (sauf les weekends) ici : http://kot-ivanov.livejournal.com/ Elles contiennent également une brève description des événements, mais en Russe. Une traduction automatique peut fournir des résultats acceptables, quoique loin d’être parfaits.

    • Eleutheria
      Eleutheria30 août 2014

      Réflexion faite, Marioupol n’est pas simplement sur la mer Noire mais sur la mer d’Azov, dont l’accès est contrôlé par le détroit de Kertch qui est lui même entièrement contrôlé par la Russie, puisqu’il se trouve entre la Crimée et le kraï de Krasnodar. Je ne connais pas l’état de la marine ukrainienne en mer d’Azov (si elle existe) mais en tout cas les ravitaillements et renforts par la mer seraient difficiles voire impossibles en cas de siège de Marioupol, ce qui semble être actuellement le cas.

      Compte tenu de la taille de la ville, de sa population et de son potentiel économico-stratégique, le choix des forces de Novorossiya de se tourner vers elle fait sens. Cependant, je ne sais pas s’il est possible de prendre la ville sans pertes civiles importantes, donc sans que la population se retourne contre une armée perçue comme un envahisseur. À voir.

  15. christ
    christ24 août 2014

    merkel est allé en ukraine , et je ne comprend pas pourquoi elle demande à ce qu’il y est d’autres sanctions contre la russie ; n’a t’elle donc pas compris qu’elle travaille contre elle et son pays ?de quelle manière obama et cie la tiennent t’il ?

  16. ponthieux
    ponthieux24 août 2014

    analyse parfaite ,les compagnies de transport européennes au bord de la faillite peuvent dire merci a tout ces nuls. le plus regrettable c est que c est toujours des gens ne connaissant rien a la Russie et a l union soviétique et qui pour la plus part n y mettent jamais les pieds qui sont choisis comme spécialistes et intervenants

  17. Jean-Luc
    Jean-Luc24 août 2014

    Merci et bravo pour votre article!
    J’aime particulièrement la dernière phrase.

  18. lionel kerboriou
    lionel kerboriou24 août 2014

    analyse très pertinante,si seulement elle pouvait ouvrir les yeux a tous les médias aux ordres français..

  19. ODIN
    ODIN24 août 2014

    Excellente nouvelle que celle concernant Russia Today en français.

  20. Ady85
    Ady8527 août 2014

    Bonjour Mr Moreau,

    Selon vous , les USA sont-ils capables de provoquer un conflit en Transnistrie ?

  21. Patrice
    Patrice28 août 2014

    Selon CNN qui se fonde sur des sources US, le gouvernement Ukrainien aurait fait tirer fin juillet des missiles balistiques à courte portée sur les rebelles.
    http://edition.cnn.com/TRANSCRIPTS/1407/29/cnr.03.html
    Apparemment la source est suffisament fiable. Aucune allusion dans les medias mainstream en France.
    (« we’re talking of maximum lethality » « no mistake this is a military escalation » etc.)

  22. JCROIG
    JCROIG28 août 2014

    Monsieur MOREAU,

    La victoire des partisans du Donbass contre la junte de Kiev n’est pas admise par l’occident;
    Les dernières nouvelles des médias OTANIENS font état d’une invasion russe.
    Il semble que les choses se précipitent.
    Il n’est pas exclu que l’OTAN entre directement dans une confrontation armée avec la Russie.
    Mes questions s’adressent à l’officier.
    Qua va-t-il se passer ? Que devront faire les patriotes ?
    Vous êtes une voix importante.
    Respectueusement

  23. Gergo12
    Gergo1228 août 2014

    Bonjour Mr Moreau,

    Au vu de l’intense excitation médiatique contre la Russie ces dernières heures et avec de nouvelles accusations bidons, selon vous, jusqu’ou peut aller Washington ?

    Les USA peuvent-ils faire intervenir l’OTAN en Ukraine ? Peuvent-ils provoquer un coup d’état et permettre à Timochenko et Komolskoi de prendre le pouvoir en Ukraine, poussant de fait la Russie à entrer en guerre ?

    Merci d’avance pour votre réponse

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