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Les raisons du vote des sanctions contre l'Iran par la Russie
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Les raisons du vote des sanctions contre l'Iran par la Russie
Le vote russe des sanctions contre l'Iran marque une rupture avec la politique de méfiance de Vladimir Poutine. Afin de mieux comprendre cette dernière, Xavier Moreau nous fait part de son analyse sur les raisons de ce vote. Il nous livre, également, son étude sur les positions des différents pays vis-à -vis de l'Iran.
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La Russie est décidément bien déroutante. Après les déclaration du Président
russe Dimitri Medvenev, dont se sont bruyamment réjoui les commentateurs
occidentaux mais dont nous avons ici même analysé les « subtilités » puisque
d’un côté il était affirmé malgré les négations de l’Iran que ce pays allait se
doter de l’arme nucléaire et que son attitude était « décevante », mais tout
aussitôt qu’une politique de pression et de sanction outrancière ne convenait
pas, voici que la Russie brise l’embargo que tentent de créer les Etats-Unis et
leurs alliés (Israêl et l’Europe).
Le ministre russe de l’Energie, Sergueï Shmatko et le ministre iranien du
Pétrole Masud Mir-Kazemi se sont en effet rencontrés mercredi 14 juillet Ã
Moscou, et ont signé un certain nombre de contrats d’importance stratégique
majeure, l’un d’eux portant sur la livraison à l’Iran de carburants et de
produits dérivés du pétrole.
Les contrats signés ne laissent aucune place au doute : « la Russie et l’Iran
ont l’intention d’intensifier leur coopération, tant dans le domaine de
l’approvisionnement, les échanges et la commercialisation du gaz naturel, des
carburants et des produits pétrochimiques ».Mieux encore, Moscou a également
aidé Téhéran à contourner l’embargo imposé par Washington sur les institutions
bancaires et les compagnies d’assurances qui doivent accompagner les
transactions commerciales.
En cela, Moscou brise non seulement de manière ouverte et totale l’embargo
décidé par les Etats-Unis sur le produits pétroliers à destination de l’Iran
mais défie également Washington, pour voir si les Américains se risqueront Ã
prendre des mesures contre les institutions bancaires ou les sociétés russes qui
seront impliquées dans ces transactions commerciales.
Les commentateurs toujours à l’affut des bruits de couloirs du Kremlin et des
divergences entre les deux têtes de l’aigle russe, disent que face à un Dimitri
Medenev qui jouerait ostensiblement la carte de l’occident, ce serait le premier
ministre Vladimir Poutine qui aurait ainsi rectifié le tir, ce qui est d’autant
plus vraisemblable que c’est ce dernier qui a en charge la politique énergétique
russe.
C’est en tout cas un défi au président Obama , au plus bas dans les sondages
(60% des américains ne lui font pas confiance selon un sondage paru dans le
Washington Post le 13 juillet), s’il maintient ce qui a été stipulé dans le
texte du 2 juillet, il entre en conflit avec la Russie.
http://www.agoravox.fr/actualites/international/ar
ticle/iran-la-russie-brise-l-embargo-78578
"Les entreprises russes sont prêtes à effectuer des livraisons de pétrole
vers l’Iran", a déclaré M. Chmatko lors d’une rencontre à Moscou avec le
ministre iranien du pétrole, Massoud Mirkazemi. "La possibilité de livrer
des produits pétroliers en Iran, à condition qu’il y ait un intérêt commercial,
existe", a-t-il ajouté, cité par les agences russes.
Le président américain, Barack Obama, a promulgué le 1er juillet une nouvelle
série de sanctions, votée par le Congrès, contre l’Iran, soupçonné malgré ses
démentis de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme
nucléaire civil.
Ces sanctions s’ajoutent à la nouvelle résolution de l’ONU adoptée le 9 juin par
les cinq puissances du Conseil de sécurité, parmi lesquelles figure la Russie.
Les sanctions américaines concernent des compagnies ou leurs filiales qui font
des affaires avec l’Iran en fournissant des produits pétroliers raffinés ou en
aidant l’Iran à se doter de capacités de raffinage. Elles empêchent les
entreprises étrangères de passer des marchés publics avec le gouvernement
américain si celles-ci font des affaires avec l’Iran.
Quatrième producteur mondial de pétrole brut, l’Iran manque de raffineries sur
son sol et dépend donc fortement des importations pour son approvisionnement en
essence et produits raffinés.
M. Mirkazemi a de son côté assuré que les sanctions américaines n’avaient pas
d’effet sur son pays. "Les sanctions n’ont pas eu d’influence sur le
développement économique et industriel de l’Iran. Elles n’étaient pas dirigées
contre l’Iran lui-même, mais plutôt contre les entreprises", a-t-il affirmé.
http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-Russie-pr
ete-a-fournir-du-petrole-a-l-Iran-malgre-les-sanct ions-3681.html
"Nouveau rebondissement dans le feuilleton-fleuve entourant la livraison des
missiles russes S-300 à l’Iran : le contrat tient toujours. Une pique de Moscou
qui n’a toujours pas digéré le coup de filet contre des espions russes aux
Etats-Unis.
"Le contrat n’a pas été annulé", a laconiquement souligné Sergueï
Tchemezov, PDG du conglomérat public Rostekhnologuiï, qui chapeaute notamment le
monopole russe des exportations d’armements.
Une déclaration d’apparence anodine qui tombe comme un cheveu sur la soupe,
alors que Moscou semblait avoir choisi le camp des adversaires de Téhéran. Cette
volte-face russe surprend à plus d’un titre. Approuvées par la Russie, les
sanctions de l’ONU adoptées début juin empêchent définitivement la réalisation
du contrat signé en 2005 par Moscou et Téhéran sur la vente de cinq systèmes
sol-air S-300. Auparavant déjà , le contrat n’avait jamais été honoré en raison
de la pression de Washington, qui redoute que ces missiles capables d’abattre un
avion volant à 27 km d’altitude ne mettent l’Iran à l’abri d’éventuelles
frappes. Téhéran avait maintes fois protesté contre les faux-fuyants russes sur
ce dos...